Peut-être que ce petit billet ne touchera pas grand monde au sein de notre sympathique communauté de nostalgiques. Peut-être qu’il ne touchera pas grand monde tout court, d’ailleurs. Et pourtant, ce qu’il me tient à cœur ! On a toujours en tête le nom d’un ou plusieurs artistes (écrivains, chanteurs, metteurs en scène) qui ont contribué à faire de nous ce que nous sommes, qui ont changé nos vies d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce qu’en nous aidant à nous trouver, nous et nos goûts.
Dans les années 80, c’est un magazine du nom de Starfix qui m’a ouvert à la cinéphilie, plus sûrement qu’aucun de mes proches ne l’avait fait. A l’origine du magazine, début 1983, il y avait une poignée de jeunes gens à l’enthousiasme communicatif, militant en particulier pour l’anoblissement du cinéma de genre : Romero, Cronenberg, Tsui Hark ou Sam Raimi doivent beaucoup de leur statut d’auteur (du moins, par chez nous) au travail de fond orchestré par les journalistes de Starfix. S’il faut mettre les couronnes de laurier tressées à John Carpenter ou John McTiernan sur le compte de la fougue pré-trentenaire, loué soit Starfix pour avoir su déceler en Clint Eastwood, et avant bien d’autres, le géant de la mise en scène qu’il est devenu (et qu’il était déjà, de toute évidence). Starfix, c’était les couvertures sur Blade Runner, Razorback, Furyo, L’Amour braque, ou encore Il était une fois en Amérique, la découverte des films de Dario Argento, la fin de l’interdiction en salles de Massacre à la tronçonneuse et Zombie.
C’était aussi les hymnes aux nanars orchestrés tous les mois par l’impayable Robert Paimboeuf, avant que le mot ne se galvaude dans la bouche de snobinards de la radio (heureusement, Nanarland.com veille au grain).
C’est poussés par Starfix que beaucoup de jeunes des années 80 ont découvert Lawrence d’Arabie en salles, et élevé des autels à David Lynch. Un pur produit des années 80, oui, avec tout ce que l’époque pouvait avoir de naïve et de diablement stimulante.
Starfix n’a pas résisté longtemps aux années 90. Ses journalistes se sont éparpillés ; certains, comme Nicolas Boukrief, Doug Headline et surtout Christophe Gans sont devenus réalisateurs, d’autres comme Christophe Lemaire ou Hélène Merrick continuent leur petit bonhomme de chemin. Mais les années 80 ne sont plus, et Starfix n’avait de raison d’être que dans ce tumulte où le concept de blockbuster prenait forme. Merci à Starfix de nous avoir fait rêver tous les mois pendant un petit peu moins de dix ans.
|
|
|
Quand je recevais les sous de mon argent de poche, je me précipitais pour acheter les bouquins sur le ciné !!!! Starfix quel souvenir !!!!
Je suis allé au ciné ce mardi, voir "Casino Royale"... Je suis tombé sur le cul quand j'ai vu le prix de la place... 8 euros!! (Bon, pour vous, c'est peut être rien, je sais que ça a toujours été plus cher en France..)
Je me souviens que j'allais au ciné tous les samedi soir, entre 1985 et 90), et là, je payais ma place 150 frcs belges ( 25 frcs "français", si je ne me trompe pas..) , donc plus ou moins 4 euros!!! Dingue, non!!
Aller au cinéma devient un petit investissement... faut faire le bon choix!!
be moi je m'en souvient pas peut etre etais-je trop jeune , ou peut etre ne m'y suis-je pas interresser ,en tout cas que se soit un bouquin ou un objet ou autre , ca fait toujours plaisir a voir et a revoir
mercii^^ a vous bisous
Pour contacter la Communauté, rien de plus simple !!
Rendez vous dans notre forum ou par mail à
maxtv80@yahoo.fr
Si tu as peur de ne toucher personne, c'est raté!!
Mon frère et moi, ados, étions pris d'une rage de collectionnite de revues ciné... Haaaa... "Mad Movies" et son petit frère "Impact", "Première", "Studio".... et bien sur "Starfix", avec pour moi,ce ton toujours inégalé....
Tous ces trésors sont toujours chez mes parents à l'heure actuelle.. mon frère continue toujours à acheter les "premiere" "studio" et maintenant "cine-live", mais pour moi, le coeur n'y est plus..
Je me surprends parfois à aller chercher un exemplaire dans nos "archives" et de feuilleter avec nostalgie la critique de "Gremlins" , ou un reportage sur le tournage du dernier Stallone ( over the top !! ).... Foutu temps qui passe..