Et non !!! Indiana Jones n'a pas le monopole des aventuriers des années 80 !!Découvrez deux films d'aventures presque aussi cultes : A la poursuite du Diamant Vert, et le Diamant du Nil, avec Michael Douglas et Kathleen Turner ! [Lire l'article !]
Et non !!! Indiana Jones n'a pas le monopole des aventuriers des années 80 !!Découvrez deux films d'aventures presque aussi cultes : A la poursuite du Diamant Vert, et le Diamant du Nil, avec Michael Douglas et Kathleen Turner ! [Lire l'article !]
Eh oui, il a 20 ans cette année ! Serait-il enfin devenu raisonnable à cet
âge-là ? Eh ben non, toujours pas !... et heureusement, car on prend toujours autant de plaisir à revoir les facéties de ce personnage si attachant et complètement déjanté
!
L’HISTOIRE
Hollywood, 1947. Dans le monde du cinéma, les "Toons", acteurs
en dessin animé, cartonnent à l'écran, ils collaborent étroitement avec les humains et représentent une industrie juteuse. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin Roger Rabbit est au
36ème dessous, il est en effet fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublimissime et plantureuse Jessica Rabbit, de le tromper. Son producteur,
R.K. Maroon, décide alors d'embaucher un privé, Eddie Valiant, pour enquêter sur cette affaire qui s’avère être plus complexe qu’il n’y parait.
LES PERSONNAGES
Roger Rabbit est un lapin farfelu dont la seule raison de vivre est de faire rire, il est tellement amoureux de sa femme Jessica
qu’il en oublie ses répliques quand il tourne ! Il est accusé du meurtre de l'amant de sa femme.
Eddy Valiant (Bob Hoskins) est un détective privé blasé et vaguement alcoolique, il refuse d'aller à Toonville et évite de côtoyer des Toons et pour cause : fait unique dans l'histoire des toons, son frère Théodore a été assassiné par l'un d'eux quelque années plus tot. Fils d'un clown, diplômé de l'école de police, il fut un brillant détective, délivrant Riri, Fifi et Loulou kidnappés ou blanchissant Dingo d'une accusation d'espionnage.
Dolorés
(Joanna Cassidy, l'actrice qui joue la réplicante Zhora dans "Blade Runner") est la femme d’Eddy. Elle est tenancière de
bar.
Jessica Rabbit est la femme de Roger, une rousse incendiaire qui fait tourner toutes les têtes lorsqu’elle chante, autant par son physique que par sa voix. Mais comme elle le dit elle-même : « je ne suis pas une bad-girl, je suis juste dessinée comme ça… ». Allez les garçons, avouez-le, vous fantasmiez tous sur elle à l’époque !
Marvin Acmé (Stubby Kaye) est
le créateur de l'univers de Looney Tunes et le propriétaire de Toonville, la cité des Toons, il adore les farces et attrapes !
Le juge DeMort
(Christopher Lloyd, le fameux Doc de « Retour vers le futur ») : habillé de noir, le teint livide, il est aussi fascinant qu’antipathique. Il a inventé la « Trempette », le seul produit
qui puisse tuer les toons, un mélange de térébenthine, d'acétone et de benzène (mélange habituellement utilisés pour diluer et nettoyer les tâches de peinture).
"Noooooon, pas la trrrrempeeeeeeette !!!!!"
Les Fouines sont les 5 mercenaires du juge DeMort, elles se nomment Greasy, Psycho, Stupid, Wheezy et leur chef, Smart Guy, elles sont toujours mortes de
rire : « Un de ces jours, vous allez mourir de rire ».
LA CREATION DU FILM
« Qui veut la peau de Roger Rabbit » (tiens d’ailleurs, petit détail amusant,
le titre n’a pas de point d'interrogation, la superstition veut en effet que ça porte malheur pour un titre de film) est le 35ème long métrage de Disney. Il est adapté du roman de Gary
K. Wolf, « Who Censored Roger Rabbit ? », sorti en1981.
Au milieu des années 80, Disney, Robert
Zemeckis et Steven Spielberg s'associent pour en réaliser l'adaptation cinéma, Spielberg tenant le rôle de producteur et Robert Zemeckis celui de réalisateur. Ce dernier n’était qu'aux tout début
de sa carrière cinématographique mais avait déjà à son actif la réalisation d’« À la poursuite du diamant vert » en 1984 et de « Retour vers le futur » en
1985.
Ce film a remis à la mode la technique consistant à mêler prises de vue réelles et images d’animation. Auparavant, chez Disney, il y avait eu, entre autre, « Les Trois Caballeros » en 1943, « Mary Poppins » en 1964 et « L’apprenti sorcière » en 1971. Ce procédé avait cependant été mis de côté en 1977 suite à l'échec du film « Peter et Elliott le Dragon ».
Le tournage des scènes extérieures demarra à Los Angeles en décembre 1986. Les scènes en intérieur furent tournées plusieurs mois après en Angleterre. Quant aux séquences animées, elles furent réalisées aux Cannon Elstree film studios situés en Angleterre également.
Le défi à relever était de taille : faire un film « 3 en 1 » : à la fois un polar, un long métrage d'animation et un film à effets spéciaux.
Le budget était conséquent, 70 millions de dollars, dû en
grande partie à l'intégration d'animations dans des scènes, procédé long et couteux à réaliser.
MAKING
OF
Le film a nécessité 1 035 effets d’optiques. Plus de 300 artistes travaillèrent pendant 2 ans à temps plein sur les séquences animés. Sachant qu’il faut 1 040 dessins pour une scène de 10 secondes et que ce film compte 56mn d’animation, je vous laisse imaginer le nombre de dessins à faire !
Tout d'abord de nombreux robots ont été crées afin de remplacer
chaque personnage animé faisant une action à l'écran (casser des assiettes, tenir un pistolet etc…), ces robots étaient ensuite cachés par l'animation qui les recouvrait.
Les animateurs ont étroitement collaboré avec ILM
(Industrial Light and Magic), la société d'effets spéciaux de Georges Lucas qui s'est occupé de tout les effets visuels.
La nouveauté, introduite par Richard Williams, responsable de l’animation, était de donner de l’ampleur aux dessins avec des jeux de lumière et de volume. Chaque personnage projette sa propre ombre également, procédé totalement inédit pour l’époque, tout ça rend les personnages animés très vivants.
Les vrais acteurs devaient donner la réplique à des personnages invisibles
et composer avec un environnement souvent virtuel, une sacrée performance ! Bob Hoskins raconte que c’est en regardant sa petit fille de 3 ans jouer avec des amis imaginaires qu’il a en fait
trouvé le truc et ajoute qu’heureusement Charles Fleicher (qui prête sa voix à Roger en vo) venait sur le plateau, hors caméra, pour lui donner la réplique en portant des oreilles de
lapin, des gants jaunes et une salopette orange comme son personnage, ça l’a énormément aidé.
La musique a été composée par Alan Silvestri, un fidèle de Robert Zemeckis, avec qui il collabora aussi sur « A la pousuite du diamant vert, la trilogie « Retour vers le futur » et sur Forrest Gump. Il a également composé beaucoup d’autres musiques de films :« Predator », « Stuart Little », « Abyss »…. et même la série télé « Chips » ! Il a fait un trés bon boulot en jonglant avec les différents styles de ce film : action, polar et cartoon.
SUCCES !
Sorti le 22 juin 1988 aux Etats-Unis (le 18 octobre 1988 en France), le film
fit un carton en salles. Plus de 349 Millions de dollars amassés de par le monde, avec notamment 5.878.731 spectateurs en France (soit le 3ème film le plus vu dans l'Hexagone en 1988, derrière
« Le Grand Bleu » de Besson et « L'Ours » d'Annaud).
L'accueil du public fut tel qu’il y eu plein de produits
dérivés : une série de BD, des albums Panini, des jouets de toutes sortes, notamment des petits jouets McDonalds (qui deviendront légions avec les futurs productions
Disney).
Le film remporta trois Oscars l'année suivante, pour les meilleurs effets spéciaux, les meilleurs effets sonores et le meilleur montage. Il fut également nominé pour le César du meilleur film étranger mais ne remporta pas le prix.
UNE SUITE ?
Disney voulu évidemment surfer sur le succès du film en lançant la production d'un court-métrage avec Roger Rabbit et Baby Hermann, il fut diffusé en avant-programme de « Dick Tracy » sorti en 1990.
Une suite du nom de « Roger Rabbit II : Toon Platoon » a été pendant un moment envisagée avant d'être abandonnée. D'autres suites furent proposées, tout d'abord en 1994, « Who Discovered Roger », qui se concentrait sur les origines de notre lapin préféré puis en 1999, un projet de film en 3D a été envisagé mais rien ne se concrétisa.
Aujourd'hui une suite est toujours envisagé mais personne ne sait encore si elle se fera ou pas...
PETITS SECRETS DE TOURNAGE ET ANECDOTES :
- Une des obligations du film était que les personnages de
la Warner (Bip Bip Coyote, Speedy Gonzales, Sam le Pirate etc…) devaient apparaître aussi longtemps à l'écran que leurs homologues de Disney. Ainsi
Mickey Mouse et Bugs Bunny apparaissent dans une scène mémorable de chute d'un immeuble, et Donald Duck et Daffy Duck , les deux canards vedettes, se livrent à une inoubliable joute musicale au
piano !
C’est Spielberg qui a dû convaincre les autres studios de « prêter » leurs vedettes. Pour un forfait de 5.000 dollars le personnage, il obtint la participation d’une douzaine de stars. A l’arrivée, deux seulement manquent à l’appel : Popeye et Fritz le chat, leurs propriétaires jugeant qu’ils valaient plus que ça…
- Le juge DeMort ne cligne pas une seule fois des yeux dans tout le film,
- Deux mois après la fin du tournage, Bob Hoskins raconte « j’avais des hallucinations, je voyais des toons partout » !
- Une scène coupée au montage montrait Jessica Rabbit remettre allègrement ses bas alors que celle-ci avait les jambes croisées. Un peu trop vamp à leur goût, Jessica fut censurée par les producteurs.
- Quand le juge hurle "je fonds", c'est un clin d'oeil à la sorcière dans « le Magicien d'Oz ».
- Le tunnel conduisant vers la ville des Toons est celui qui a
été utilisé pour filmer la scène où Marty McFly tente de subtiliser l'almanach à Biff Tannen dans sa voiture dans « Retour vers le futur 2 ».
Toujours dans ce dernier film, on aperçoit la peluche de Roger Rabbit (Playskool), vendue avec sa boîte, sur laquelle on peut lire "I talk", c'est-à-dire "Je parle" dans la vitrine où Marty achète son almanach. Vu qu’il vient de l'année 1985, il ne connait donc pas encore ce personnage !
- Dans la scène finale, alors que le juge Demort vient d'être liquéfié, tous
les toons du coin débarquent dans le hangar par le mur défoncé. On reconnait entre autre :
Bambi, Bébé Herman, Bip-bip,
Betty Boop, Blanche-Neige, Bugs Bunny, Charlie, le grand coq, Daffy Duck, Dingo, Donald, Droopy, Dumbo, Gros Minet, le Grand Méchant Loup, l'un des pingouins de «Mary Poppins», l'un des trois
caballeros, Mickey, Minnie, Pinocchio, Pluto, Sam le Pirate, Simplet, Speedy Gonzales, Titi, Woody Wood Pecker etc …
Quelques répliques que j'adore :
- Baby Hermann : "J'ai le vice d'un mec de 50 ans, et le zizi d'un gosse de 3 ans !"
- Jessica : "Vous ne savez pas comme c’est dur d’être une femme qui a mon physique.
Eddy : Vous ne savez pas comme c’est dur d’être un homme qui regarde une femme qui a votre physique".
- Dolorés : C’est la joie d’me revoir ou tu caches un lapin dans ton pantalon ?
- "Roger :Jessica
est la crème de mon café !
Eddie : Ben tu f'rais mieux de le prendre noir parce que c'est Acme qui s'tape la crème..."
A sa sortie en salle, je me souviens que j’avais été époustouflée par les
extraordinaires prouesses techniques de ce film. Les acteurs jouent formidablement bien, Bob Hoskins et Christopher Lloyd y sont vraiment excellents. C’est un mélange savamment dosé de
divertissement, de suspens, de naïveté et d’humour. Les tas de clins d’œil hommage aux anciens dessins animés sont vraiment jouissifs, tout ça donne un sacré concentré de bonne humeur ! Bref
j'adore ce film et je ne me lasse pas de le revoir régulièrement, il a vraiment trés bien vieilli.
Pour finir, voici un extrait video, difficile de choisir tellement tout est génial ! Je
vous ai mis la petite chanson Eddie que j'aime beaucoup avec ses rimes douteuses LOL !
Il est des hommes qui sont comme les marée, ils sont présents bien avant nous, disparaissent un moment… que l’on pense même
définitif, puis reviennent.
Pierre Tchernia est ceux-là. Il a débuté sa carrière en 1949 et, après une
absence dans le milieu des années 90, on le retrouve de nouveau aujourd’hui assez régulièrement sur les plateaux de télévision.
Sortant de l’école Louis Lumière (école du cinéma) en 1947, c’est lui qui va participer à la mise en place du premier journal télévisé de la télévision française dés 1949.Par ailleurs il va mettre sur pieds nombre d’émissions qui marqueront plusieurs générations de téléspectateurs. Parmi celles-ci on peut noter : "La clé des champs", "Monsieur Muguet s'évade" ou "La boite à sel". Nous sommes alors au beau milieu des années 50.
Durant de nombreuses années il présentera l’émission culte "Cinq colonnes à la une", ainsi que "Monsieur cinéma". Cette dernière était diffusée chaque dimanche après-midi sur Antenne 2 (jusqu’en 1982) et était présentée en duo avec Jacques Rouland.
Pierre Tchernia présentait d'abord
l'actualité cinématographique, puis arbitrait un jeu sur le cinéma dans lequel deux candidats devaient répondre à différentes questions sur le septième art. Le gagnant devenait Monsieur
Cinéma.
De 1961 à 1978, il présentera aussi les dimanches après-midi “l'ami public numéro 1″, une
émission dans laquelle étaient diffusés des extraits de dessins animés de Walt Disney.
En outre Pierre Tchernia a aussi marqué de son empreinte le cinéma français avec entre autres films "La Belle Américaine" qu’il scénarise aux côté de Robert Déry, servi par Louis de Funès
et Jean Carmet. Cette création reçoit un très bon accueil de la part tant des critiques que du public. Nous sommes alors en 1961.
Plus tard (1972) sortira "Le Viager" avec le regretté Michel Sérrault et écrit avec Goscinny Ce sera là le début d’une collaboration fructueuse entre les deux hommes puisque pas moins de sept autres films sortiront présentant la paire Tchernia/Serrault.
Pierre Tchernia travaillera aussi à l’adaptation des aventures d’Astérix et Lucky Luke pour la télévision. Grand ami de Goscinny, ce dernier reprend même
les traits de Tchernia pour mettre au jour de nouveaux personnages dans Astérix et Obélix mission Cléopatre (où on le retrouve en centurion), ainsi que dans Astérix chez les
Belges.
Enfin
on retrouvera Pierre Tchernia dans un rôle de « mascotte » dans l’émission "les Enfants de la Télé", ce, jusqu’en 2006. Un rôle pas vraiment taillé à la mesure du personnage tellement
il est un monument de la télévision française à lui tout seul.
En faisant le ménage avant la période estivale, pour laisser un blog propre pour de nouveaux articles à la
rentrée (en attendant il n'y aura que les clips du vendredi), Didile et moi, ou moi et Didile, heuuu! enfin nous deux en bref quoi, avons retrouvé une vieillerie, que dis-je un
"jurassiquearticle" de feu Golgoth69, paix à son âme, qui trainait sous un pile de canettes vides et sèches. Donc après quelques hésitations, un peu de nettoyage pour enlever la poussière et un
bon coup de javel pour tout désinfecter (les taches de bière fermantant commençaient à donner un degré d'alcoolémie sévère au papier.... HIP!), nous décidâmes de le publier... attention séquence
souvenir....... snif, on t'aimait bien Golgoth69... ou es-tu maintenant ?
Et oui les amis, je me lance dans la rédaction d'un article et la je sens vos yeux ébahis se dirent : « Mais il est fou ce Golgolth, il
nous pond un premier article et on ne sait pas de quoi qu'il cause»
Et la je réponds : oui je suis un peu timbré de débuter avec un sujet aussi particulier que le dénommé Harris Glenn Milstead mais que voulez vous quand on aime on compte pas ; en plus ce brave
Harris Glenn est en ce moment au goût du jour même si personne n'en parle ce qui est un beau paradoxe qui lui aurait plu !
Alors qui est il vous demandez vous ? Et la je réponds c'est lui :
De votre bouche arrondie sort alors un «????» voulant à peu près dire cette fois c'est sur il est fin dingo le golgoth. Pourquoi qui nous met une photo d'un
gars à la bouille sympa certes mais dont on ne voit pas le lien avec les années 80 et en plus en nous disant qu'il est dans l'actualité ?
Deuxième partie de réponse : il est dans l'actualité because ça :
Certains continuent à douter : c'est le même type que celui du dessus ? Alors que les plus fines gachettes de l'oeil auront reconnu John Travolta grimé
pour son dernier film : Hairspray tout récemment sorti en salle.
Si je vous ajoute que Hairspray est un remake d'un film de John Waters de 1988 tout s'éclaire soudain et vous comprenez alors que Harris Glenn Milstead n'est autre que le vrai nom de l'acteur original du rôle
A savoir l'extravagantissime : DIVINE
Pour certains d'entre vous ce nom évoque des tubes des années 80, pour d'autres pas grand chose sans doute aussi vais je tenter de vous
dévoiler la vie de ce personnage absolument fabuleux ( référence à la série anglaise dont une partie du look des actrices est inspiré par Divine justement )
Au passage, il est aussi considéré comme le modèle du personnage d'Ursula dans
la petite sirène de Disney ... un comble comme vous allez vous en rendre compte !
Harris Glenn Milstead nait le 19 octobre 1945 dans le Maryland et va
emménager sur Baltimore à l'âge de 12 ans. Son voisin est John Waters qui deviendra donc réalisateur et qui va avoir une grande influence sur Harris Glenn.
Ce dernier a une enfance et une adolescence très difficile, raillé et moqué par ses camarades de classe pour son physique ingrat, bedonnant et son air effeminé. Il en souffre énormément, est très
renfermé et comme de bien s'entend dans ces conditions et dans l'Amérique des années 60 cache au mieux son homosexualité.
A
près une expérience en tant que coiffeur ( désolé pour les vieux clichés )
sans doute due au fait que sa mère le contraignait tous les soirs a passer des heures à la coiffer, il se décide à assumer en partie ses rêves et revêt pour la première fois en 1969 le costume de
travesti excessif qui fera sa gloire et est baptisé par John Waters « Divine ». On peut considérer que Divine est l'ancêtre de toutes les drags-queens du monde.
Ils tournent ensemble une série de films dédiés au mauvais goût le plus absolu tels Roman Candles, Eat your make up ou Mondo Trasho. La célébrité arrive grace à une scène choc de Pink Flamengo ou
Divine mange une crotte de chien encore fumante, le film racontant le concours pour désigner la personne la plus répugnante vivante. Cette scène reste encore aujourd'hui sujette à controverse
comme vous l'imaginez bien alors imaginez cela en 1972 !
Citons aussi Female Trouble ou il joue deux rôles, l'un masculin, l'autre féminin, personnages qui bien entendu ont une relation sexuelle entre eux !
Sous cette apparence malsaine, Waters et Divine dénoncent en fait à la fois le puritanisme, l'intolérance et le racisme dans ces films, le tout sous un déluge de scènes kitsch ou trash dont ils
raffollent tous les deux.
En cette fin de décennie 70 Divine a une carrière honorable de comédien de théâtre a Broadway.
Au début des années 80 lui et Waters tournent ensemble Polyester qui est à ce
jour le seul film réalisé en odorama. Lors de sa diffusion sur Canal Plus, on avait eu droit a une plaquette dont on devait renifler les odeurs en la grattant. De mémoire c'était assez dans
l'esprit puisqu'on pouvait retrouver des odeurs de chaussures utilisées au moment ou Divine se déchaussait mais aussi d'ail, d'essence, etc ...
Parallèlement à sa carrière cinématographique Divine se lance avec un certain succès dans la chanson avec un genre disco trash bien
particulier comme vous pouvez le decouvrir ou redécouvrir ci-dessous à travers quelques clips :
I'm so beautiful
Un titre plus connu en France : Walk like a man
(cliquez sur les liens)
Son plus grand succès international atteignant de bonnes places dans les charts en Angleterre, en Australie ou en Allemagne :
You think you're a man
Et une version live de sa chanson la plus connue en France Shoot your shoot, un live à la célibrissime Hacienda de Manchester ou on voit la Divine déchaînée. Ce titre sera disque d'or en
Hollande.
Lors de ces titres Divine collabore tout d'abord avec le producteur Bobby Orlando qui sera à l'origine des premiers titres des Pet Shop Boys puis avec les fameux SAW ( Stock Aitken Waterman )
producteurs de Kylie Minogue, Rick Astley entre autres mais aussi avec Steve Bronsky, le fondateur des Bronsky Beat.
Il va donner près de 900 concerts ou prestations dans 19 pays différents avec 11 titres classés dans les hits mondiaux.
Divine commence alors à réver de
reconnaissances liées à son talent et non à son look et va obtenir des troisièmes
puis des seconds rôles dans différents films sous son personnage masculin et non plus en travesti. Waters lui propose alors un double rôle dans le sus-nommé Hairspray ou il incarne à
la fois Edna Turnblad en tant que Divine et Arvin Hodgepile en rôle masculin ou sous des traits inquiétants on voit poindre une «gueule » comme le cinéma américain sait les
sélectionner.
A noter qu'outre Divine, Waters a dans son casting retenu d'autres icônes des années 80 comme Debbie Harry alias Blondie, Pia Zadora (
oui oui celle du duo avec Jermaine Jackson ! ) et dans un autre style et dans un petit rôle la star du X américaine de l'époque Traci Lords. Rajoutons encore Sonny Bono du duo Sonny and Cher et
on a la un casting idéal non ?
La vie semble alors réussir à Divine / Harris Glenn, il vit heureux avec son
compagnon dans un grand appartement acheté avec l'argent de ses succès discographiques, ses passages sur scène sont recherchés, sa carrière au cinéma est en passe de s'orienter sur des rôles plus
classiques au masculin. Même ses parents ont renoués avec lui après avoir rompus tout lien suite à la découverte de la double identité de leur fils en trouvant des articles consacrés à Divine
cachés sous son lit.
La 1ere semaine d'exploitation de Hairspray est bonne, son
double rôle loué
par les critiques et il obtient un rôle récurrent dans une série culte à mes yeux « Married with children » exploitée en France sous le titre « Mariés deux enfants » ... La vie
quotidienne de la famille Bundy pour les connaisseurs ou il doit incarner l'oncle Otto qui sera le premier « héros » gay d'un programme en prime time sur une chaîne américaine, la Fox.
Imaginez alors la revanche pour l'ado maltraité de Baltimore !
Il n'arrivera malheureusement jamais jusqu'au plateau de tournage ou
il est attendu, son manager Bernard Jay découvrant son corps dans une chambre d'hôtel, le 7 mars 1988 ... Divine était mort d'une attaque cardiaque combinée à une crise d'apnée du sommeil
due à son surpoids et ses autres éxes alimentaires... ou autres, à l'âge de 42 ans. Trop jeune pour mourir....
Son ami de toujours John Waters déclarera ne plus vouloir écrire de scenario ou Divine aurait pu avoir un rôle et tiens
toujours parole d'ailleurs.
Elton John et Whoopi Goldberg enverront des fleurs à son enterrement ainsi que
la chaîne Fox qui mettra sur la carte en hommage à son goût du trash « si tu ne voulais pas tourner pour nous, tu aurais juste du nous le dire ... » Un épisode de la série lui sera dédié et
le mot de la fin reviendra à son manager Bernard Jay qui aura cette phrase sublime « Il est mort de bonheur »
Voilà le résumé de la vie de celui / celle qui est pour moi un des personnages les plus étonnants et les plus improbables des années 70 et 80 , une bombe de couleurs et de gaitée en perpétuelle
explosion. Repose en paix Harris Glenn dit "DIVINE..."
(cliquez sur l'affiche...)
Alors voilà, je me lance dans mon premier article. Soyez indulgents s’il vous plait…
J’ai choisi ce film pour faire plaisir à mon cher et tendre qui aime beaucoup ce
film. Et comme j’ai moi-même adoré le livre écrit par Stephen King dont j’adore de façon exagérée l’œuvre complète, je me suis dit que ça valait le coup de s’y intéresser.
Un petit rappel avant de parler du film : Stephen King a écrit cette histoire en 1983 et malgré le fait que ce ne soit pas le plus
réussi de ses romans, il a été accueilli avec emphase par la critique.
Le réalisateur John Carpenter a repris l’histoire pour en faire le film que l’on connaît la même année.
Il a été classé
« film d’épouvante », ce qui me parait nettement exagéré si on le compare avec les autres films du réalisateur…. Moi qui suit une trouillarde au cinéma je n’ai pas vraiment sauté au
plafond. Aussi je classerai personnellement le film ainsi : « film fantastique pour ados accros aux belles américaines avec des morts …..» Glups!
Le film:
Le film tournée et sorti aussi en 1983 (ça fait rapide)
est en fait une histoire d’amour entre un ado mal dans sa peau et une épave de voiture rencontrée au gré d’une promenade mais également une histoire de possession
démoniaque.
La critique cinématographique n’a pas été très enthousiaste. Le film étant un peu « léger » au goût de tous, mais souligne tout de même l’efficacité du film. Un « John
Carpenter » reste toujours un John Carpenter !
Arnie Cunnigham est le genre premier de la classe, super complexé, malmené par les autres.
Son seul ami est Dennis Guilder qui lui est un garçon séduisant faisant parti de l’équipe de football du Lycée.
Lors d’une promenade, Arnie tombe en arrêt devant l’épave d’une Plymouth Fury de 1958 abandonnée devant le domicile d’un vieux fou.
On peut parler de coup de Foudre, car dès qu’il la voit, Arnie ne la lâche
plus du regard et n’écoute plus ce que lui disent son ami Dennis et le vieux fou qui arrive à la lui vendre malgré ses mise en garde. Il lui annonce que la voiture s’appelle
Christine.
C’est là que moi en général je sent venir l’embrouille et que
j’insulte l’écran genre « moi je ne vais plus au cinéma voir des films d’horreur ; on nous prend trop pour des … » ça vous rappelle quelque chose ?
Donc je dis aux acteurs de faire demi tour mais en général ils ne m’obéissent pas vraiment les mal
élevés…
Donc…
Les parents d’Arnie refusant qu’il gare sa voiture devant chez eux, il se voit contraint de la laisser dans un garage tenu par un
certain Darnell. C’est là qu’il peut tranquillement la restaurer.
Le comportement d’Arnie change en même temps qu’il retape Christine. Il
prend confiance en lui et arrive même à séduire la plus belle fille du Lycée Leigh Cabot (l’actrice Alexandra Paul que l’on verra longtemps après dans « Alerte à
Malibu »).
Tout le monde est bluffé par la nouvelle Christine flambant neuve, moi aussi d’ailleurs…
Arnie emmène Leigh avec Christine au drive-in. Mais Leigh commence à étouffer dans la voiture pendant qu’Arnie est à l’extérieur et celui-ci n’arrive pas à ouvrir les portes. Mais je trouve qu’il
n’y met pas vraiment tout son cœur. Il est déjà influencé…..
Après que Arnie ait garé Christine chez Darnell et soit rentré chez lui, une
bande de 4 voyous menée par Buddy Repperton entre par effraction dans le garage et réduisent Christine en boullie.
Le lendemain devant Arnie décomposé, Christine se répare toute seule et Arnie découvre alors que Christine est vivante. « she is alive, alive……. » ouais, on a déjà vu ça
ailleur non !?
La nuit suivante, Christine part en chasse
et tue Buddy et sa bande. De façon très spectaculaire.
Elle tue également Darnell en l’étouffant dans son habitacle. Y a pas de raisons !
Arnie étant envoûté par Christine et n’écoutant plus personne, ses amis Dennis
et Leigh tentent de le sortir de là en détruisant définitivement Christine.
Au bout d’une très longue nuit ils écrasent Christine au buldozer, juste après que Arnie ait été éjecté par le pare-brise et ainsi tué.
A noter que la présence des adultes est pour le moins limitée. Les ados sont livrés à eux-mêmes. Les parents peu présents et la police fait office de
figuration.
Technique:
Toutes les
cascades au volant de Christine ont été réglées et effectuées par Terry Leonard, un cascadeur spécialiste des voitures.
Il a fallu pas moins de 25 « Christine » utilisées et modifiées pour les différentes scènes du film.
Pour la scène dans laquelle Christine se répare toute seule devant les yeux d’Arnie, La voiture a été compressée et la pellicule du film tournée à l’envers pour donner cette impression de résurrection étonnante. Un truc de cinéma vieux comme le monde.
On peut souligner aussi que dans le roman Stephen King a toujours précisé que Arnie n’était pas au volant de Christine lors des meurtres.
John Carpenter, lui, laissera planer le doute tout le long de l’histoire grâce aux vitres teintées… Une fois Arnie éjecté, Christine montrera toute l’étendue de ses pouvoirs maléfiques de façon complètement autonome. Finement subtil ! Carpenter n’est pas le maître de l’épouvante pour rien…
Musique :
Je veux
m’arrêter sur la musique d’introduction:
« Bad to the Bone » de George Thorogood. La meilleure des bande son pour Christine (cliquez sur le nom de la
chanson).
Certains reconnaîtrons cette musique tout simplement parce qu’elle a été reprise de nombreuses fois pour des films sortis après Christine. Je citerai en autres : terminator 2 et Une nuit en enfer 1.
Je dirais moi que cette bande est celle qui colle le mieux à la peau de Christine.
C’est John Carpenter lui-même qui composera le thème musical de Christine (reconnaissable à ses 3 petites notes) avec l’aide de son compositeur fétiche et ami Alan Harth ; thème associé à de nombreux morceaux repris de Little Richard, Buddy Holly, Ritchie Valens et Johnny Ace.
Les acteurs principaux :
Keith Gordon qui tient le rôle d’Arnie Cunningham est devenu réalisateur entre autres de The Singing détective (2002) du Fantôme de
Sarah Williams (2000) et de plusieurs épisodes de séries connues en France dont un pour la série Docteur House.
John Stockwell qui joue le rôle de Dennis Guilder a joué également dans Top
Gun. En 1987 il devient réalisateur de films tels que Blue crush, Coup d’éclat et Bleu d’enfer.
Alexandra Paul, la charmante Leigh Cabot, petite amie de Arnie, est plus connue pour son rôle dans Baywatch (Alerte Malibu). Elle a joué dans plusieurs dizaines de films au cinéma et également dans des téléfilms et séries télévisées.
Conclusion:
L’histoire parle d’amour, d’amitié, de possession, de conflits inter générations et c’est surtout une histoire de passion.
J’espère que vous aurez envie de le revoir ou le revoir car il vaut le détour !
Bon les filles vont dire que c’est un film de garçon ! Mais non non non, idée reçue ! Une bonne histoire ne fait de mal à personne et si les garçons s’attarderont sur la belle bagnole, nous les filles ont peut s’octroyer le côté intellectuel du film…… et toc !
Bienvenue à Galaswinda Darladirladada........ Ca vous parle ? Y'a du
soleil et des nanas Darladirladada…… Bon allez là vous avez trouvé !!!
…..bien sûr, ce sont les Bronzés ! L’été
est bientôt là (enfin il faut l’espérer), c’est de circonstance...
Donc coté vacanciers, Gigi, Jérôme, Christiane, Jean-Claude et Bernard arrivent en même temps dans un village de vacances en Cote d’Ivoire. Bernard vient retrouver son épouse Nathalie déjà là
depuis une semaine. Tous sont bien décidés à rentabiliser au maximum leur semaine de congé et à oublier tous leurs petits soucis.
Coté G.O., Popeye, chef des sports, Bobo et Bourseault, animateurs, les accueillent.
Au programme : jeux, concours stupides, balades touristiques et coups de soleil... Le sexe reste leur principale préoccupation et ils multiplient gaffes et blagues pour leurs aventures amoureuses faciles et sans lendemain.
Les Personnages :
Christiane (Dominique Lavanant) est une esthéticienne de province
maniaque. Grande habituée du Club, c’est une vieille fille dans l'âme qui n’a pas beaucoup de chance en amour car elle drague maladroitement (dommage quand on pense au prix qu’on
paye !!!)
Gigi (Marie-Anne Chazel) est une jeune secrétaire un peu bimbo. Elle se fait allumer par tout le monde car elle est quelque peu niaise. Elle
cherche l'homme de sa vie et croit le trouver avec Bourseault. Au début, elle est la petite amie de Bobo mais elle finira avec Jérôme.
Nathalie (Josiane Balasko) est donc mariée à Bernard. Elle s'amuse à titiller l'orgueil de son mari et se venge de lui en couchant avec
Popeye.
Bernard (Gérard Jugnot) est marié à Nathalie. Pour
faire bonne impression, il annonce à sa femme qu'il l'a trompée avec une collègue tandis qu'elle était déjà en vacances. Il va galérer pour réparer la casse. C’est un pote de
Gigi.
Jérôme (Christian Clavier) est célibataire et médecin. Présomptueux et pas très chanceux, il adore les maillots de bain moule-boules portés bas, il cite du St
John Perse en string dans une décharge à ordures. Il finira avec Gigi.
Jean-Claude Dus (Michel Blanc) est LE célibataire perpétuel qui cherche des ouvertures (souvent sur un malentendu lol). Il aime les climats normands
et le naturisme (avec les algue en option !!! lol ).
Popeye (Thierry
Lhermitte) est le beau GO tombeur de ces dames. Chef des sports (surtout en chambre) et Casanova des cases, il est marié … mais bon il a à son tableau de chasse grosso modo 70 maîtresses
(soit à la louche 3,825 Tonnes si vous préférez ça au poids lol ) dont Nathalie.
Bobo (Luis Rego), « super animateur » pas drôle du tout et pas sûr de pouvoir vivre de son humour, décide de quitter le Club mais les nouvelles arrivantes
sont fort jolies alors…
(sur la photo de gauche en compagnie de Patrice Leconte lors du tournage)
Bourseault (Michel Creton) est la star du club qui fait rire tout le monde. Son « Bip Bip Meueeeuuuh » restera dans les mémoires du club.Il
meurt piqué par une raie.
Miguelito (Martin Lamotte) est le chef de l'artisanat local et il parait
qu’il sait faire de très jolis cendriers en rotin.
1978, l’équipe du Splendide décide de mettre en scène les frasques burlesques de vacanciers en
« club Med’ » en adaptant au cinéma leur pièce « Amour, coquillages et crustacés », grande réussite du café-théâtre (plus d'un an
à guichet fermé ! ).
Auparavant, la troupe a passé 3 ans à animer les saisons du Club Méditerranée durant lesquelles elle put étudier à loisir les comportements des touristes et animateurs dans ces centres de
vacances.
Véritable succès cinématographique, le Splendid fait plus de 2,3 millions d'entrées. Cette réussite s'explique par le fait que les spectateurs
aient pu facilement s’identifier aux protagonistes.
Le film, devenu culte, fut tourné à
Assouindé, à 80 kilomètres d'Abidjan, en Côte d'Ivoire sous la direction de Patrice Leconte, jeune cinéaste.
L’œil du fan :
Erreur de continuité : Gigi et Christiane discutent à la plage et Jean Claude vient les écouter. Sur certains plans, on ne voit pas d'ombre et sur d'autres (en
particulier ceux avec Jean Claude), les ombres sont orientées vers la droite. Les prises n’ont donc pas été faites au même moment.
Observation : Gigi se retient de rigoler quand Bobo va lui annoncer la mort de Bourseault et se prépare déjà à faire sa grimace avant que Jean Claude n'ait fini de dire « C'est délicieux, c'est de la raie ! »
Erreur de géographie : on voit Jean Claude Dusse sortir de l’eau
nu en se cachant avec des algues or il parait qu’il n'y a pas d'algues en cote d'ivoire. Patrice Leconte les aurait ramenées de Bretagne pour la
scène.
Quelques extraits cultissimes :
3T825 de filles :
Titre bizarre autant qu'étrange , aussi mystérieux que les cités d'or et
aussi profond qu'un fût de bière vide mais en moins désespérant n'est il pas les copinous ?
En tant que bon franchouillard, je me revendique ouvertement du syndrome Poulidor (type charmant au passage et fort sympathique). Et oui ce syndrome qui fait préférer aux « winners » le
second voir le troisième ... Tenez par exemple en « balle au pied » ( oui j'ai dit franchouillard donc je ne dirais pas football ), et bien Alain Giresse m'a plus fasciné que Michel
Platini.
Et bien pour le cinéma, de la même façon , j'ai toujours cherché du regard les acteurs qui ne sont pas en haut de l'affiche et que
pourtant on identifie tout de suite sans pouvoir forcément se rappeler du nom. Alors, bande de petits sacripans comme dirait notre grande prêtresse, sortez vos cahiers et commençons à réviser
ensemble ! La première leçon est consacrée aux acteurs français.
Replongeons nous dans le monde merveilleux du début des années 80 ... Nous ne sommes pas bien grands, il y a une seule télévision par famille, pas de télécommandes, c'est papa ou maman qui décide
de ce qu'on regarde et à l' époque on ne change pas de chaînes à tout bout de champ. Il n'y a pas de coupures publicitaires et les films commencent sur la 3 à 20H30 juste après les jeux de
20 heures et sur la 1 ou la 2 à 20H35 après le journal qui dure à peine 25 minutes. Temps béni ou on pouvait comme ça, de temps en temps et grace a ces horaires de début de films pas trop
tardifs, voir quelques fins de films. Il y avait même encore de temps à autres le carré blanc qui nous faisait aussitôt entendre l'ordre sans contestation possible d'aller au lit ! Pfff saleté de
carré va ... Je crois que c'est à cause de lui que je suis plus souvent rond qu'à mon tour. Mais je m'égare comme disait Saint Lazare donc revenons à nos moutons.
Les films que nous avons donc le droit de voir à cette époque sont surtout des comédies françaises tournées quelques années avant et les vedettes se nomment De Funès, Belmondo, Pierre Richard, Francis Perrin, Philippe Noiret, Jean Marais et tant d'autres. Mais à coté d'eux, figures incontournables, on trouve toujours un visage récurrent et connu. Souvent d'ailleurs cantonné au même style de personnage, très souvent le rôle du méchant par exemple.
Pour voir des extraits de ces acteurs, cliquez sur le nom!
Curieusement certains sont devenus non pas célèbres mais
tout du moins connus par la suite pour autre chose que leurs talents d'acteur.
Par exemple,
typique: Paul Préboist
Il promène sa bouille d'idiot du village dans un nombre de films incalcalculables, son nom est assez connu mais c'est grace à Patrick Sebastien et ses émissions que l'inconscient collectif l'identifiera à jamais. Et pourtant que d'apparitions ( 120 films officiellement ) , il est difficile d'en sortir quelques unes mais , à mon goût en tout cas, ses rôles dans Le capitan, Cartouche, Les tribulations d'un chinois en Chine, Le grand restaurant, Jo, Hibernatus, La folie des grandeurs, Les fous du stade, Mon curé chez les nudistes me resteront longtemps en mémoire. Et puis avec des gens comme ça , il y a toujours des anecdotes un peu folles. Il a toujours affirmé n'avoir jamais eu de relations sexuelles de sa vie. Savez vous aussi qu'il avait été jockey ? D'ailleurs en regardant bien dans beaucoup de ses films il est très entouré de chevaux et visiblement à l'aise.
Autre exemple :Philippe
Castelli
Qui ne se souvient de son leitmotiv aux grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL « Ah , j'ai une histoire »
histoire le plus souvent nullissime mais qui racontée de sa voix trainante identifiable entre mille devenait désopilante ? Il fait partie de ces gens que l'on ne pense avoir vu que déjà âgé de la
cinquantaine. Pourtant avant cet âge il avait déja tourné dans Cartouche, Les tontons flingueurs, Les barbouzes, Landru, dans 2 Fantomas, Borsalino, Ne nous fâchons pas ! Mais la scène marquante
, je pense, c'est l'examinateur du permis de conduire de « Flic ou voyou » ou Belmondo nous gratifie de cascades dans des escaliers, en dérapages ou de prises de sens interdits au
rythme des commentaires lancinants d'un Castelli impassible énumérant les « excès de vitesse, refus de priorité, ... » « Et allez dont » «Ah voila la police et ben on va vous
retirer votre permis avant même que vous l'ayez » et pour finir le «Bon ben vous êtes recalé» dit avec un ton inimitable.
Tiens « Flic ou voyou » en voila un film qui regorge de gueules connues mais dont les noms nous ont échappés :
Georges
Géret
et son coté bourru
Michel Beaune
et ses yeux de cocker dans "le professionnel" et "flic ou voyou" entre autre.
Claude
Brosset
et sa tronche de truand qu'il joua souvent...
Michel Peyrelon
Celui dont le nom a lui seul fait penser à un gangster, l'incomparable tueur à gage des
tontons flingueurs :Monsieur Venantino
Venantini (j'ai toujours rêvé de m'appeler Golgotho Golgothi, comme ça pète ça !
)
Charles Gérard
le complice éternel de Bébel...
Encore un tiens qu'on oublie injustement comme acteur à cause en particulier de sa capacité phénoménale à créer des voix
:
Roger Carel
Bien sur le doubleur est incroyable mais il a joué tant de personnages au cinéma dans des fims comme Clérambard, Elle cause plus elle
flingue, La gueule de l'autre, On a volé la cuisse de Jupiter, Le coup du parapluie et même L'été meurtrier que oublier cet aspect de sa carrière est fort dommage. Et dire qu'il a failli être
prêtre cet homme la ! Je pense que les sermons à l'église auraient été somptueux !
Cas plus rares : ceux dont le nom dit bien quelque chose mais quelle est leurs tronches et dans quoi ont ils joués de marquants ?
Capable de tout jouer , du comique presque troupier au dramatique, j'ai deux rôles qui me reviennent toujours : le policier qui devient fou en prenant la déposition de Pierre Richard dans « Les malheurs d'Alfred » et PERRACHE, l'adjoint roublard de Jean Rochefort dans les 2 grands blonds.
Une filmographie à tomber avec Bunuel, De Broca, Rappeneau, Deray ( Jacques pas Odile hein ! ) et des souvenirs fabuleux dans La moutarde me monte au nez, dans le rôle du mauvais Tricatel dans L'aile ou la cuisse, dans le chef de la police dans Inspecteur la bavure, du chef des résistants dans Papy fait de la résistance et du ( à nouveau !) chef de la police dans Les ripoux. Très très grand bonhomme !
Filmographie encore plus ahurissante, voix au phrasé étrange, jouant dans des superproductions incroyables comme Moonraker avec un des plus beaux rôles de méchants de tous les James Bond ( je suis pas impartial, je sais ) , dans Les chariots de feu ( et sa musique inoubliable de Vangelis ), dans Le nom de la rose ou encore plus récemment dans Munich de Spielberg et bien figurez vous qu'il restera toujours pour moi le calmissime Professeur Loriebat dans Hibernatus ... J'ai un peu honte mais que voulez vous, j'ai peur de ne pas être le seul dans ce cas.
Et puis ceux par qui m'ait venue l'idée de cet article que je pourrais prolonger des pages et des pages encore : les « vrais de vrais », ceux dont on a tous, je dis bien tous, vu le visage mais que seuls quelques uns peuvent nommer. Allez, je gagne 2/3 points pour le paradis car j'en ai bien besoin vu mon retard actuel en rendant un très grand hommage à Messieurs :
Vernon Dobtcheff
(désolé je n'ai pas trouvé de vidéo de lui mais on le retouve dans cette série célèbre dont voici le générique. Si quelqu'un peu en
trouver une à mettre dans les commentaires, ce serait lui faire hommage)
Une présence immédiate à l'écran, un visage acéré, arrivant a être inquiétant en jouant un valet ouvrant une porte
...
Jacques Dynam
Plus de 100 films dont celui de l'adjoint du Commissaire Juve alias De Funès dans Fantomas, dans Le grand restaurant et (encore tiens donc !) dans
L'été meurtrier.
Inoubliable partenaire au sourcil levé et à la bouche pincée impressionant De Funès en jouant le dur.
Jess
Hahn
L'Américain de service dans je ne sais combien de films comme Les Barbouzes, l'île Mystérieuse ou Les tribulations d'un chinois en
Chine par exemple.
Cheveux hirsutes , moustache hérissée, grande gueule un peu faux cul, il reste pour beaucoup dont pour notre Max le Maire dans La soupe aux choux mais on le retrouve aussi dans Les malheurs d'Alfred, L'affaire Dominici, Les valseuses, Flic story, Le gendarme et les extra-terrestres, Buffet froid et tant d'autres. Le jour du décès de De Funès il tombe dans le coma et en ressort frappé d'hémiplégie. Depuis il lutte contre la maladie et aurait un projet de remonter sur scène pour jouer un personnage frappé de cette infirmité, soutenu en cela par son ami Roger Carel ( comme on se retrouve ! ). Bon courage à vous Monsieur Marco Perrin, si par hasard ces quelques lignes vous arrivent sous les yeux sachez que pleins de gamins nés entre 1965 et 1990 ont votre visage en tête !
Et comment terminer sans citer les 2 plus immenses, immensissimes même dirais je ?
Plus de 200 films, une carrière débutée en 1934 , ayant tourné jusqu'a sa mort en 1987, à son palmarès des réalisateurs comme Christian-Jaque, Clouzot, Delannoy, Tourneur, Clément, Melville, Verneuil, Allégret, Guitry, Molinaro, Annaud, Autant-Lara, etc ...pour les plus cinéphiles mais aussi Yves Robert, Michel Audiard, Georges Lautner, Pierre Richard, Claude Pinoteau, Patrice Leconte, Gérard Oury, Philippe de Broca pour les comédies (et notament premier pistolet aux principes familliaux en acier dans les tontons flingueurs).
Je ne peux plus dire Monsieur car ce serait trop peu pour lui mais plutôt : Messire Robert Dalban.
Comment ressortir 1 ou 2 rôles de tout ce qu'il a fait ? Impossible mais pourtant allez soyons fous : bien sur Jean, le majordome anglophile des Tontons flingueurs et son virulent « Yes Sir ! » ou « Tiens vous avez sorti le vitriol » dans la fabuleuse scène de la cuite. Mais aussi, pour recoller aux 80's, Serge le serveur complice de Poupette dans les 2 Boums. Merci à vous Sir Robert.
Et pour conclure THE MONUMENT selon moi :Entre 300 films et 500 films selon les sources et la citation définissant parfaitement le second rôle : « Ce qui donne le goût au gigot, c'est la pointe d'ail. Et bien nous sommes cette pointe d'ail ! »
Le roi Dominique Zardi
Reconnaissable entre 1000, présent partout, arrivant toujours en dernier au générique à cause de l'ordre alphabétique (quand il apparait au générique d'ailleurs
!)
Peut être
faut il juste citer les immenses réalisateurs qui ont compris tout le parti qu'ils pouvaient tirer de lui : André Hunebelle, John Huston ( si si ! ),
André Cayatte, Claude Chabrol, Becker, Clouzot , Godard, De la Patellière, Autant-Lara, Allégret, Vadim, Malle, Melville, Mocky .... et je ne suis qu'en 1965 d'une carrière qui dure encore
aujourd'hui ! Manquant de mots pour qualifier ce personnage extraordinaire, je vous renvoie vers une page complète et splendide qui dit tout et bien mieux que
moi
Avec Dominique Zardi, la question n'est même plus de savoir dans quoi il a joué mais plutôt au contraire dans quoi il n'a pas joué !
Voila j'ai été bien long je sais et en plus j'ai du oublier beaucoup beaucoup
d'acteurs qui auraient mérités d'être cités mais vraiment 1 million de mercis à toutes « les pointes d'ail » qui ont données tant de goûts à nos soirées télévisuelles d'enfants
!
Tourné à Pinewood, ce film pourtant hollywoodien a un casting presque exclusivement britannique, dans lequel figure
Peter Cushing dans l'un de ses derniers rôles.
Le trio infernal Zucker, Abrahams & Zucker a également lancé Val Kilmer en lui offrant pour son premier film (après seulement quelques pièces de théâtre et un téléfilm) un premier
rôle.
Nick Rivers, alias Val Kilmer, est un jeune rockeur au déhanché très suggestif, en pleine période de la dernière guerre mondiale. Il est la coqueluche de toutes les jeunes filles et provoque des scènes d’hystérie collective dignes d’Elvis Presley dans sa jeunesse.
Il est invité en République Démocratique Allemande pour participer à un festival culturel international, qui n’a en réalité pour seul but que de camoufler une opération secrète visant à détruire la flotte sous-marine de l’OTAN.
De plus, des chercheurs ont disparu à l’Est, notamment le Dr Paul Flammond.
Arrivé en RDA, il rencontre la fille du Dr Flammond, Hillary (Lucy Gutteridge) et ils tombent éperdument amoureux l’un de l’autre, jusque là, tout va bien… Cela donne lieu à des scènes délirantes, où apparaissent des cheminées avec un feu de bois très romantique, sur la plage, cheminée que l’on retrouve très régulièrement dans le film, comme un leitmotiv, à chaque fois que nos deux héros sont dans une situation romantique, et ce quel que soit l’endroit, la dite cheminée pouvant elle aussi sauter en parachute lorsque nos deux héros sautent d’un avion et se retrouvent dans les airs pour échanger un langoureux baiser… C’est bien connu, il est très aisé et pas du tout périlleux de s’approcher de quelqu’un en parachute afin de l’embrasser. Le dit parachute pouvant bien sur au choix descendre ou remonter pour les besoins de la scène !! De plus, une cheminée accrochée à un parachute, c’est ma foi très courant, LOL.
Malheureusement, l’amour de nos deux tourtereaux
est contrarié par
l’arrivée d’Ange (Christopher
Villiers), l’amour de jeunesse perdu de notre héroïne. Certes, Ange a beaucoup changé et a du faire face à beaucoup d’aléas depuis sa dernière rencontre avec Hillary, comme le fait d’avoir été
recueilli sur un bateau de pirates grecs, aux mœurs….typiquement grecs, on va dire, qui lui auront laissé des souvenirs, comment dire,
douloureux ? :o))
Hillary Flammond aura alors à faire un choix crucial : suivre son bel amour de jeunesse ou l’abandonner pour suivre son nouvel amour incarné par le beau Nick… Quel
suspens !!!
Au cours de ce film délirant, et alors que Nick Rivers a rejoint le groupe de résistants formé par la fille du chercheur, nous
assistons à des scènes de combat époustouflantes, comme celle où les résistants étant encerclés dans une maison isolée disputent une partie de morpion effrénée à coup de tir bien placés dans les
neuf carreaux de la fenêtre. Ou encore, une grenade ayant atterri au milieu de la cabane, l’un des résistant se sacrifie en se couchant sur la grenade, provoquant l’explosion de ses comparses,
lui s’en sortant indemne.
Autre scène de combat mémorable : alors que notre héros, Nick tombe à l’eau avec le méchant, ils se retrouvent dans un genre de saloon sous marin, avec barman et joueurs de cartes, et le combat est intégralement filmé sous l’eau, provoquant des ralentis dignes de John Woo !!
Je vous livre ici pêle-mêle les souvenirs qui me restent de ce film culte des 80’s, comme cette scène entièrement filmée à
l’envers, dialogues compris, pour donner quelque chose d’époustouflant une fois remise à l’endroit… enfin à l’envers si on part du principe qu’elle a été tournée à l’endroit et que ce sont les
acteurs qui ont tout fait à l’envers… je ne sais pas si vous arrivez encore à suivre ?!?
Donc dans cette scène, nous rencontrons d’abord un étonnant libraire, l’œil démesurément agrandi par la loupe dont il se sert…
pour finalement nous rendre compte une fois la loupe ôtée… qu’il s’agit de son œil qui est vraiment démesuré !!
Ce libraire à l’aspect, effrayant ?,
remet en place un livre tout en haut de l’étagère : bien sur, une fois le livre lancé, il va
tout seul se positionner à sa place deux mètres plus haut !! Ensuite ce libraire glisse tout en haut d’un mat de pompier pour aller à l’étage supérieur : essayez d’en faire autant,
croyez moi c’est pas gagné et vous comprendrez aisément qu’il vaut mieux se laisser glisser pour descendre que l’inverse !!
Autre scène culte : l’état major des allemands. Au 1er plan, un téléphone sonne. Au 2ème plan, les allemands en train de peaufiner leur plan d’attaque sur une maquette. Bien sur, le téléphone parait immense, étant donné qu’il est au 1er plan de l’image, ce qui semble logique à 1ere vue.
Le général s’approche pour répondre au téléphone… Tiens, bizarre, le plan ne change pas alors que le général devrait paraître plus grand en s’approchant du 1er plan pour devenir proportionné par rapport au téléphone, logique, non ? Eh bin non…. Il décroche un téléphone 10 fois trop grand pour lui, cassant par la même occasion la logique précédemment citée !!
Je tiens à m’excuser par avance pour toutes les scènes non citées, comme celle de la maquette plus vraie que nature faite par les résistants pour pénétrer la citadelle où est détenu l’éminent chercheur, le plan diabolique du troupeau de vache pour pénétrer la dite citadelle (j’ai bien dit la citadelle et pas autre chose… ceux qui ont vu le film comprendront !!), le modeste sous-terrain creusé à la petite cuillère par le chercheur dans le but de s’évader… j’en passe et des meilleures !!
Donc si vous souhaitez tout connaître de ce film délirant, au suspens insoutenable, aux effets spéciaux innommables…. Il ne vous reste plus qu’à voir ce film et découvrir par vous-même les choses que j’aurais pu zapper :o))
A noter que la bande originale du film est intégralement chantée par le beau, le magnifique, le talentueux, l’époustouflant Val Kilmer (mais non, je ne suis plus amoureuse de lui…. Qu’est-ce qui vous fait croire ça ???).
Autre anecdote, la scène des naufragés sur l’île déserte, ainsi que les personnages d’Ange et d’Hillary sont largement inspirés du film « Le lagon bleu » de Randal Kleiser en 1980.
A noter également, le passage dans le film d’Omar Sharif, alias l’agent Cédric, à qui il arrivera quelques mésaventures avec sa voiture…
La version collector du dvd vous entraine dans les coulisses du tournage où vous seront expliquées la scène sous-marine, la scène tournée à l’envers, ou plutôt à l’endroit par des acteurs jouant à l’envers…mais ne relançons pas la polémique, vous comprendrez mieux en voyant cette scène. Merci à vous de m’avoir lue jusqu’ici.
J’espère avoir su, par ces quelques lignes, vous faire partager mon amour pour ce film (qui a dit Val Kilmer ??), qui reste et
restera, MON film culte de cette époque :o)
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