Comédie musicale sortie en 1982, Annie nous plonge dans les aventures d'une
petite orpheline rousse ultra pétillante ! Ce film rempli de swing et de tendresse, nous transporte tout droit dans les Etats-Unis des années 20 ! Allez zou ! Chaussez tous vos claquettes et que
le show commence ! [Lire cet article
!]
Et non !!! Indiana Jones n'a pas le monopole des aventuriers des années 80 !!Découvrez deux films d'aventures presque aussi cultes : A la poursuite du Diamant Vert, et le Diamant du Nil, avec Michael Douglas et Kathleen Turner ! [Lire l'article !]
Eh oui, il a 20 ans cette année ! Serait-il enfin devenu raisonnable à cet
âge-là ? Eh ben non, toujours pas !... et heureusement, car on prend toujours autant de plaisir à revoir les facéties de ce personnage si attachant et complètement déjanté
!
L’HISTOIRE
Hollywood, 1947. Dans le monde du cinéma, les "Toons", acteurs
en dessin animé, cartonnent à l'écran, ils collaborent étroitement avec les humains et représentent une industrie juteuse. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin Roger Rabbit est au
36ème dessous, il est en effet fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublimissime et plantureuse Jessica Rabbit, de le tromper. Son producteur,
R.K. Maroon, décide alors d'embaucher un privé, Eddie Valiant, pour enquêter sur cette affaire qui s’avère être plus complexe qu’il n’y parait.
LES PERSONNAGES
Roger Rabbit est un lapin farfelu dont la seule raison de vivre est de faire rire, il est tellement amoureux de sa femme Jessica
qu’il en oublie ses répliques quand il tourne ! Il est accusé du meurtre de l'amant de sa femme.
Eddy Valiant (Bob Hoskins) est un détective privé blasé et vaguement alcoolique, il refuse d'aller à Toonville et évite de côtoyer des Toons et pour cause : fait unique dans l'histoire des toons, son frère Théodore a été assassiné par l'un d'eux quelque années plus tot. Fils d'un clown, diplômé de l'école de police, il fut un brillant détective, délivrant Riri, Fifi et Loulou kidnappés ou blanchissant Dingo d'une accusation d'espionnage.
Dolorés
(Joanna Cassidy, l'actrice qui joue la réplicante Zhora dans "Blade Runner") est la femme d’Eddy. Elle est tenancière de
bar.
Jessica Rabbit est la femme de Roger, une rousse incendiaire qui fait tourner toutes les têtes lorsqu’elle chante, autant par son physique que par sa voix. Mais comme elle le dit elle-même : « je ne suis pas une bad-girl, je suis juste dessinée comme ça… ». Allez les garçons, avouez-le, vous fantasmiez tous sur elle à l’époque !
Marvin Acmé (Stubby Kaye) est
le créateur de l'univers de Looney Tunes et le propriétaire de Toonville, la cité des Toons, il adore les farces et attrapes !
Le juge DeMort
(Christopher Lloyd, le fameux Doc de « Retour vers le futur ») : habillé de noir, le teint livide, il est aussi fascinant qu’antipathique. Il a inventé la « Trempette », le seul produit
qui puisse tuer les toons, un mélange de térébenthine, d'acétone et de benzène (mélange habituellement utilisés pour diluer et nettoyer les tâches de peinture).
"Noooooon, pas la trrrrempeeeeeeette !!!!!"
Les Fouines sont les 5 mercenaires du juge DeMort, elles se nomment Greasy, Psycho, Stupid, Wheezy et leur chef, Smart Guy, elles sont toujours mortes de
rire : « Un de ces jours, vous allez mourir de rire ».
LA CREATION DU FILM
« Qui veut la peau de Roger Rabbit » (tiens d’ailleurs, petit détail amusant,
le titre n’a pas de point d'interrogation, la superstition veut en effet que ça porte malheur pour un titre de film) est le 35ème long métrage de Disney. Il est adapté du roman de Gary
K. Wolf, « Who Censored Roger Rabbit ? », sorti en1981.
Au milieu des années 80, Disney, Robert
Zemeckis et Steven Spielberg s'associent pour en réaliser l'adaptation cinéma, Spielberg tenant le rôle de producteur et Robert Zemeckis celui de réalisateur. Ce dernier n’était qu'aux tout début
de sa carrière cinématographique mais avait déjà à son actif la réalisation d’« À la poursuite du diamant vert » en 1984 et de « Retour vers le futur » en
1985.
Ce film a remis à la mode la technique consistant à mêler prises de vue réelles et images d’animation. Auparavant, chez Disney, il y avait eu, entre autre, « Les Trois Caballeros » en 1943, « Mary Poppins » en 1964 et « L’apprenti sorcière » en 1971. Ce procédé avait cependant été mis de côté en 1977 suite à l'échec du film « Peter et Elliott le Dragon ».
Le tournage des scènes extérieures demarra à Los Angeles en décembre 1986. Les scènes en intérieur furent tournées plusieurs mois après en Angleterre. Quant aux séquences animées, elles furent réalisées aux Cannon Elstree film studios situés en Angleterre également.
Le défi à relever était de taille : faire un film « 3 en 1 » : à la fois un polar, un long métrage d'animation et un film à effets spéciaux.
Le budget était conséquent, 70 millions de dollars, dû en
grande partie à l'intégration d'animations dans des scènes, procédé long et couteux à réaliser.
MAKING
OF
Le film a nécessité 1 035 effets d’optiques. Plus de 300 artistes travaillèrent pendant 2 ans à temps plein sur les séquences animés. Sachant qu’il faut 1 040 dessins pour une scène de 10 secondes et que ce film compte 56mn d’animation, je vous laisse imaginer le nombre de dessins à faire !
Tout d'abord de nombreux robots ont été crées afin de remplacer
chaque personnage animé faisant une action à l'écran (casser des assiettes, tenir un pistolet etc…), ces robots étaient ensuite cachés par l'animation qui les recouvrait.
Les animateurs ont étroitement collaboré avec ILM
(Industrial Light and Magic), la société d'effets spéciaux de Georges Lucas qui s'est occupé de tout les effets visuels.
La nouveauté, introduite par Richard Williams, responsable de l’animation, était de donner de l’ampleur aux dessins avec des jeux de lumière et de volume. Chaque personnage projette sa propre ombre également, procédé totalement inédit pour l’époque, tout ça rend les personnages animés très vivants.
Les vrais acteurs devaient donner la réplique à des personnages invisibles
et composer avec un environnement souvent virtuel, une sacrée performance ! Bob Hoskins raconte que c’est en regardant sa petit fille de 3 ans jouer avec des amis imaginaires qu’il a en fait
trouvé le truc et ajoute qu’heureusement Charles Fleicher (qui prête sa voix à Roger en vo) venait sur le plateau, hors caméra, pour lui donner la réplique en portant des oreilles de
lapin, des gants jaunes et une salopette orange comme son personnage, ça l’a énormément aidé.
La musique a été composée par Alan Silvestri, un fidèle de Robert Zemeckis, avec qui il collabora aussi sur « A la pousuite du diamant vert, la trilogie « Retour vers le futur » et sur Forrest Gump. Il a également composé beaucoup d’autres musiques de films :« Predator », « Stuart Little », « Abyss »…. et même la série télé « Chips » ! Il a fait un trés bon boulot en jonglant avec les différents styles de ce film : action, polar et cartoon.
SUCCES !
Sorti le 22 juin 1988 aux Etats-Unis (le 18 octobre 1988 en France), le film
fit un carton en salles. Plus de 349 Millions de dollars amassés de par le monde, avec notamment 5.878.731 spectateurs en France (soit le 3ème film le plus vu dans l'Hexagone en 1988, derrière
« Le Grand Bleu » de Besson et « L'Ours » d'Annaud).
L'accueil du public fut tel qu’il y eu plein de produits
dérivés : une série de BD, des albums Panini, des jouets de toutes sortes, notamment des petits jouets McDonalds (qui deviendront légions avec les futurs productions
Disney).
Le film remporta trois Oscars l'année suivante, pour les meilleurs effets spéciaux, les meilleurs effets sonores et le meilleur montage. Il fut également nominé pour le César du meilleur film étranger mais ne remporta pas le prix.
UNE SUITE ?
Disney voulu évidemment surfer sur le succès du film en lançant la production d'un court-métrage avec Roger Rabbit et Baby Hermann, il fut diffusé en avant-programme de « Dick Tracy » sorti en 1990.
Une suite du nom de « Roger Rabbit II : Toon Platoon » a été pendant un moment envisagée avant d'être abandonnée. D'autres suites furent proposées, tout d'abord en 1994, « Who Discovered Roger », qui se concentrait sur les origines de notre lapin préféré puis en 1999, un projet de film en 3D a été envisagé mais rien ne se concrétisa.
Aujourd'hui une suite est toujours envisagé mais personne ne sait encore si elle se fera ou pas...
PETITS SECRETS DE TOURNAGE ET ANECDOTES :
- Une des obligations du film était que les personnages de
la Warner (Bip Bip Coyote, Speedy Gonzales, Sam le Pirate etc…) devaient apparaître aussi longtemps à l'écran que leurs homologues de Disney. Ainsi
Mickey Mouse et Bugs Bunny apparaissent dans une scène mémorable de chute d'un immeuble, et Donald Duck et Daffy Duck , les deux canards vedettes, se livrent à une inoubliable joute musicale au
piano !
C’est Spielberg qui a dû convaincre les autres studios de « prêter » leurs vedettes. Pour un forfait de 5.000 dollars le personnage, il obtint la participation d’une douzaine de stars. A l’arrivée, deux seulement manquent à l’appel : Popeye et Fritz le chat, leurs propriétaires jugeant qu’ils valaient plus que ça…
- Le juge DeMort ne cligne pas une seule fois des yeux dans tout le film,
- Deux mois après la fin du tournage, Bob Hoskins raconte « j’avais des hallucinations, je voyais des toons partout » !
- Une scène coupée au montage montrait Jessica Rabbit remettre allègrement ses bas alors que celle-ci avait les jambes croisées. Un peu trop vamp à leur goût, Jessica fut censurée par les producteurs.
- Quand le juge hurle "je fonds", c'est un clin d'oeil à la sorcière dans « le Magicien d'Oz ».
- Le tunnel conduisant vers la ville des Toons est celui qui a
été utilisé pour filmer la scène où Marty McFly tente de subtiliser l'almanach à Biff Tannen dans sa voiture dans « Retour vers le futur 2 ».
Toujours dans ce dernier film, on aperçoit la peluche de Roger Rabbit (Playskool), vendue avec sa boîte, sur laquelle on peut lire "I talk", c'est-à-dire "Je parle" dans la vitrine où Marty achète son almanach. Vu qu’il vient de l'année 1985, il ne connait donc pas encore ce personnage !
- Dans la scène finale, alors que le juge Demort vient d'être liquéfié, tous
les toons du coin débarquent dans le hangar par le mur défoncé. On reconnait entre autre :
Bambi, Bébé Herman, Bip-bip,
Betty Boop, Blanche-Neige, Bugs Bunny, Charlie, le grand coq, Daffy Duck, Dingo, Donald, Droopy, Dumbo, Gros Minet, le Grand Méchant Loup, l'un des pingouins de «Mary Poppins», l'un des trois
caballeros, Mickey, Minnie, Pinocchio, Pluto, Sam le Pirate, Simplet, Speedy Gonzales, Titi, Woody Wood Pecker etc …
Quelques répliques que j'adore :
- Baby Hermann : "J'ai le vice d'un mec de 50 ans, et le zizi d'un gosse de 3 ans !"
- Jessica : "Vous ne savez pas comme c’est dur d’être une femme qui a mon physique.
Eddy : Vous ne savez pas comme c’est dur d’être un homme qui regarde une femme qui a votre physique".
- Dolorés : C’est la joie d’me revoir ou tu caches un lapin dans ton pantalon ?
- "Roger :Jessica
est la crème de mon café !
Eddie : Ben tu f'rais mieux de le prendre noir parce que c'est Acme qui s'tape la crème..."
A sa sortie en salle, je me souviens que j’avais été époustouflée par les
extraordinaires prouesses techniques de ce film. Les acteurs jouent formidablement bien, Bob Hoskins et Christopher Lloyd y sont vraiment excellents. C’est un mélange savamment dosé de
divertissement, de suspens, de naïveté et d’humour. Les tas de clins d’œil hommage aux anciens dessins animés sont vraiment jouissifs, tout ça donne un sacré concentré de bonne humeur ! Bref
j'adore ce film et je ne me lasse pas de le revoir régulièrement, il a vraiment trés bien vieilli.
Pour finir, voici un extrait video, difficile de choisir tellement tout est génial ! Je
vous ai mis la petite chanson Eddie que j'aime beaucoup avec ses rimes douteuses LOL !
Il est des hommes qui sont comme les marée, ils sont présents bien avant nous, disparaissent un moment… que l’on pense même
définitif, puis reviennent.
Pierre Tchernia est ceux-là. Il a débuté sa carrière en 1949 et, après une
absence dans le milieu des années 90, on le retrouve de nouveau aujourd’hui assez régulièrement sur les plateaux de télévision.
Sortant de l’école Louis Lumière (école du cinéma) en 1947, c’est lui qui va participer à la mise en place du premier journal télévisé de la télévision française dés 1949.Par ailleurs il va mettre sur pieds nombre d’émissions qui marqueront plusieurs générations de téléspectateurs. Parmi celles-ci on peut noter : "La clé des champs", "Monsieur Muguet s'évade" ou "La boite à sel". Nous sommes alors au beau milieu des années 50.
Durant de nombreuses années il présentera l’émission culte "Cinq colonnes à la une", ainsi que "Monsieur cinéma". Cette dernière était diffusée chaque dimanche après-midi sur Antenne 2 (jusqu’en 1982) et était présentée en duo avec Jacques Rouland.
Pierre Tchernia présentait d'abord
l'actualité cinématographique, puis arbitrait un jeu sur le cinéma dans lequel deux candidats devaient répondre à différentes questions sur le septième art. Le gagnant devenait Monsieur
Cinéma.
De 1961 à 1978, il présentera aussi les dimanches après-midi “l'ami public numéro 1″, une
émission dans laquelle étaient diffusés des extraits de dessins animés de Walt Disney.
En outre Pierre Tchernia a aussi marqué de son empreinte le cinéma français avec entre autres films "La Belle Américaine" qu’il scénarise aux côté de Robert Déry, servi par Louis de Funès
et Jean Carmet. Cette création reçoit un très bon accueil de la part tant des critiques que du public. Nous sommes alors en 1961.
Plus tard (1972) sortira "Le Viager" avec le regretté Michel Sérrault et écrit avec Goscinny Ce sera là le début d’une collaboration fructueuse entre les deux hommes puisque pas moins de sept autres films sortiront présentant la paire Tchernia/Serrault.
Pierre Tchernia travaillera aussi à l’adaptation des aventures d’Astérix et Lucky Luke pour la télévision. Grand ami de Goscinny, ce dernier reprend même
les traits de Tchernia pour mettre au jour de nouveaux personnages dans Astérix et Obélix mission Cléopatre (où on le retrouve en centurion), ainsi que dans Astérix chez les
Belges.
Enfin
on retrouvera Pierre Tchernia dans un rôle de « mascotte » dans l’émission "les Enfants de la Télé", ce, jusqu’en 2006. Un rôle pas vraiment taillé à la mesure du personnage tellement
il est un monument de la télévision française à lui tout seul.
En faisant le ménage avant la période estivale, pour laisser un blog propre pour de nouveaux articles à la
rentrée (en attendant il n'y aura que les clips du vendredi), Didile et moi, ou moi et Didile, heuuu! enfin nous deux en bref quoi, avons retrouvé une vieillerie, que dis-je un
"jurassiquearticle" de feu Golgoth69, paix à son âme, qui trainait sous un pile de canettes vides et sèches. Donc après quelques hésitations, un peu de nettoyage pour enlever la poussière et un
bon coup de javel pour tout désinfecter (les taches de bière fermantant commençaient à donner un degré d'alcoolémie sévère au papier.... HIP!), nous décidâmes de le publier... attention séquence
souvenir....... snif, on t'aimait bien Golgoth69... ou es-tu maintenant ?
Et oui les amis, je me lance dans la rédaction d'un article et la je sens vos yeux ébahis se dirent : « Mais il est fou ce Golgolth, il
nous pond un premier article et on ne sait pas de quoi qu'il cause»
Et la je réponds : oui je suis un peu timbré de débuter avec un sujet aussi particulier que le dénommé Harris Glenn Milstead mais que voulez vous quand on aime on compte pas ; en plus ce brave
Harris Glenn est en ce moment au goût du jour même si personne n'en parle ce qui est un beau paradoxe qui lui aurait plu !
Alors qui est il vous demandez vous ? Et la je réponds c'est lui :
De votre bouche arrondie sort alors un «????» voulant à peu près dire cette fois c'est sur il est fin dingo le golgoth. Pourquoi qui nous met une photo d'un
gars à la bouille sympa certes mais dont on ne voit pas le lien avec les années 80 et en plus en nous disant qu'il est dans l'actualité ?
Deuxième partie de réponse : il est dans l'actualité because ça :
Certains continuent à douter : c'est le même type que celui du dessus ? Alors que les plus fines gachettes de l'oeil auront reconnu John Travolta grimé
pour son dernier film : Hairspray tout récemment sorti en salle.
Si je vous ajoute que Hairspray est un remake d'un film de John Waters de 1988 tout s'éclaire soudain et vous comprenez alors que Harris Glenn Milstead n'est autre que le vrai nom de l'acteur original du rôle
A savoir l'extravagantissime : DIVINE
Pour certains d'entre vous ce nom évoque des tubes des années 80, pour d'autres pas grand chose sans doute aussi vais je tenter de vous
dévoiler la vie de ce personnage absolument fabuleux ( référence à la série anglaise dont une partie du look des actrices est inspiré par Divine justement )
Au passage, il est aussi considéré comme le modèle du personnage d'Ursula dans
la petite sirène de Disney ... un comble comme vous allez vous en rendre compte !
Harris Glenn Milstead nait le 19 octobre 1945 dans le Maryland et va
emménager sur Baltimore à l'âge de 12 ans. Son voisin est John Waters qui deviendra donc réalisateur et qui va avoir une grande influence sur Harris Glenn.
Ce dernier a une enfance et une adolescence très difficile, raillé et moqué par ses camarades de classe pour son physique ingrat, bedonnant et son air effeminé. Il en souffre énormément, est très
renfermé et comme de bien s'entend dans ces conditions et dans l'Amérique des années 60 cache au mieux son homosexualité.
A
près une expérience en tant que coiffeur ( désolé pour les vieux clichés )
sans doute due au fait que sa mère le contraignait tous les soirs a passer des heures à la coiffer, il se décide à assumer en partie ses rêves et revêt pour la première fois en 1969 le costume de
travesti excessif qui fera sa gloire et est baptisé par John Waters « Divine ». On peut considérer que Divine est l'ancêtre de toutes les drags-queens du monde.
Ils tournent ensemble une série de films dédiés au mauvais goût le plus absolu tels Roman Candles, Eat your make up ou Mondo Trasho. La célébrité arrive grace à une scène choc de Pink Flamengo ou
Divine mange une crotte de chien encore fumante, le film racontant le concours pour désigner la personne la plus répugnante vivante. Cette scène reste encore aujourd'hui sujette à controverse
comme vous l'imaginez bien alors imaginez cela en 1972 !
Citons aussi Female Trouble ou il joue deux rôles, l'un masculin, l'autre féminin, personnages qui bien entendu ont une relation sexuelle entre eux !
Sous cette apparence malsaine, Waters et Divine dénoncent en fait à la fois le puritanisme, l'intolérance et le racisme dans ces films, le tout sous un déluge de scènes kitsch ou trash dont ils
raffollent tous les deux.
En cette fin de décennie 70 Divine a une carrière honorable de comédien de théâtre a Broadway.
Au début des années 80 lui et Waters tournent ensemble Polyester qui est à ce
jour le seul film réalisé en odorama. Lors de sa diffusion sur Canal Plus, on avait eu droit a une plaquette dont on devait renifler les odeurs en la grattant. De mémoire c'était assez dans
l'esprit puisqu'on pouvait retrouver des odeurs de chaussures utilisées au moment ou Divine se déchaussait mais aussi d'ail, d'essence, etc ...
Parallèlement à sa carrière cinématographique Divine se lance avec un certain succès dans la chanson avec un genre disco trash bien
particulier comme vous pouvez le decouvrir ou redécouvrir ci-dessous à travers quelques clips :
I'm so beautiful
Un titre plus connu en France : Walk like a man
(cliquez sur les liens)
Son plus grand succès international atteignant de bonnes places dans les charts en Angleterre, en Australie ou en Allemagne :
You think you're a man
Et une version live de sa chanson la plus connue en France Shoot your shoot, un live à la célibrissime Hacienda de Manchester ou on voit la Divine déchaînée. Ce titre sera disque d'or en
Hollande.
Lors de ces titres Divine collabore tout d'abord avec le producteur Bobby Orlando qui sera à l'origine des premiers titres des Pet Shop Boys puis avec les fameux SAW ( Stock Aitken Waterman )
producteurs de Kylie Minogue, Rick Astley entre autres mais aussi avec Steve Bronsky, le fondateur des Bronsky Beat.
Il va donner près de 900 concerts ou prestations dans 19 pays différents avec 11 titres classés dans les hits mondiaux.
Divine commence alors à réver de
reconnaissances liées à son talent et non à son look et va obtenir des troisièmes
puis des seconds rôles dans différents films sous son personnage masculin et non plus en travesti. Waters lui propose alors un double rôle dans le sus-nommé Hairspray ou il incarne à
la fois Edna Turnblad en tant que Divine et Arvin Hodgepile en rôle masculin ou sous des traits inquiétants on voit poindre une «gueule » comme le cinéma américain sait les
sélectionner.
A noter qu'outre Divine, Waters a dans son casting retenu d'autres icônes des années 80 comme Debbie Harry alias Blondie, Pia Zadora (
oui oui celle du duo avec Jermaine Jackson ! ) et dans un autre style et dans un petit rôle la star du X américaine de l'époque Traci Lords. Rajoutons encore Sonny Bono du duo Sonny and Cher et
on a la un casting idéal non ?
La vie semble alors réussir à Divine / Harris Glenn, il vit heureux avec son
compagnon dans un grand appartement acheté avec l'argent de ses succès discographiques, ses passages sur scène sont recherchés, sa carrière au cinéma est en passe de s'orienter sur des rôles plus
classiques au masculin. Même ses parents ont renoués avec lui après avoir rompus tout lien suite à la découverte de la double identité de leur fils en trouvant des articles consacrés à Divine
cachés sous son lit.
La 1ere semaine d'exploitation de Hairspray est bonne, son
double rôle loué
par les critiques et il obtient un rôle récurrent dans une série culte à mes yeux « Married with children » exploitée en France sous le titre « Mariés deux enfants » ... La vie
quotidienne de la famille Bundy pour les connaisseurs ou il doit incarner l'oncle Otto qui sera le premier « héros » gay d'un programme en prime time sur une chaîne américaine, la Fox.
Imaginez alors la revanche pour l'ado maltraité de Baltimore !
Il n'arrivera malheureusement jamais jusqu'au plateau de tournage ou
il est attendu, son manager Bernard Jay découvrant son corps dans une chambre d'hôtel, le 7 mars 1988 ... Divine était mort d'une attaque cardiaque combinée à une crise d'apnée du sommeil
due à son surpoids et ses autres éxes alimentaires... ou autres, à l'âge de 42 ans. Trop jeune pour mourir....
Son ami de toujours John Waters déclarera ne plus vouloir écrire de scenario ou Divine aurait pu avoir un rôle et tiens
toujours parole d'ailleurs.
Elton John et Whoopi Goldberg enverront des fleurs à son enterrement ainsi que
la chaîne Fox qui mettra sur la carte en hommage à son goût du trash « si tu ne voulais pas tourner pour nous, tu aurais juste du nous le dire ... » Un épisode de la série lui sera dédié et
le mot de la fin reviendra à son manager Bernard Jay qui aura cette phrase sublime « Il est mort de bonheur »
Voilà le résumé de la vie de celui / celle qui est pour moi un des personnages les plus étonnants et les plus improbables des années 70 et 80 , une bombe de couleurs et de gaitée en perpétuelle
explosion. Repose en paix Harris Glenn dit "DIVINE..."
(cliquez sur l'affiche...)
Alors voilà, je me lance dans mon premier article. Soyez indulgents s’il vous plait…
J’ai choisi ce film pour faire plaisir à mon cher et tendre qui aime beaucoup ce
film. Et comme j’ai moi-même adoré le livre écrit par Stephen King dont j’adore de façon exagérée l’œuvre complète, je me suis dit que ça valait le coup de s’y intéresser.
Un petit rappel avant de parler du film : Stephen King a écrit cette histoire en 1983 et malgré le fait que ce ne soit pas le plus
réussi de ses romans, il a été accueilli avec emphase par la critique.
Le réalisateur John Carpenter a repris l’histoire pour en faire le film que l’on connaît la même année.
Il a été classé
« film d’épouvante », ce qui me parait nettement exagéré si on le compare avec les autres films du réalisateur…. Moi qui suit une trouillarde au cinéma je n’ai pas vraiment sauté au
plafond. Aussi je classerai personnellement le film ainsi : « film fantastique pour ados accros aux belles américaines avec des morts …..» Glups!
Le film:
Le film tournée et sorti aussi en 1983 (ça fait rapide)
est en fait une histoire d’amour entre un ado mal dans sa peau et une épave de voiture rencontrée au gré d’une promenade mais également une histoire de possession
démoniaque.
La critique cinématographique n’a pas été très enthousiaste. Le film étant un peu « léger » au goût de tous, mais souligne tout de même l’efficacité du film. Un « John
Carpenter » reste toujours un John Carpenter !
Arnie Cunnigham est le genre premier de la classe, super complexé, malmené par les autres.
Son seul ami est Dennis Guilder qui lui est un garçon séduisant faisant parti de l’équipe de football du Lycée.
Lors d’une promenade, Arnie tombe en arrêt devant l’épave d’une Plymouth Fury de 1958 abandonnée devant le domicile d’un vieux fou.
On peut parler de coup de Foudre, car dès qu’il la voit, Arnie ne la lâche
plus du regard et n’écoute plus ce que lui disent son ami Dennis et le vieux fou qui arrive à la lui vendre malgré ses mise en garde. Il lui annonce que la voiture s’appelle
Christine.
C’est là que moi en général je sent venir l’embrouille et que
j’insulte l’écran genre « moi je ne vais plus au cinéma voir des films d’horreur ; on nous prend trop pour des … » ça vous rappelle quelque chose ?
Donc je dis aux acteurs de faire demi tour mais en général ils ne m’obéissent pas vraiment les mal
élevés…
Donc…
Les parents d’Arnie refusant qu’il gare sa voiture devant chez eux, il se voit contraint de la laisser dans un garage tenu par un
certain Darnell. C’est là qu’il peut tranquillement la restaurer.
Le comportement d’Arnie change en même temps qu’il retape Christine. Il
prend confiance en lui et arrive même à séduire la plus belle fille du Lycée Leigh Cabot (l’actrice Alexandra Paul que l’on verra longtemps après dans « Alerte à
Malibu »).
Tout le monde est bluffé par la nouvelle Christine flambant neuve, moi aussi d’ailleurs…
Arnie emmène Leigh avec Christine au drive-in. Mais Leigh commence à étouffer dans la voiture pendant qu’Arnie est à l’extérieur et celui-ci n’arrive pas à ouvrir les portes. Mais je trouve qu’il
n’y met pas vraiment tout son cœur. Il est déjà influencé…..
Après que Arnie ait garé Christine chez Darnell et soit rentré chez lui, une
bande de 4 voyous menée par Buddy Repperton entre par effraction dans le garage et réduisent Christine en boullie.
Le lendemain devant Arnie décomposé, Christine se répare toute seule et Arnie découvre alors que Christine est vivante. « she is alive, alive……. » ouais, on a déjà vu ça
ailleur non !?
La nuit suivante, Christine part en chasse
et tue Buddy et sa bande. De façon très spectaculaire.
Elle tue également Darnell en l’étouffant dans son habitacle. Y a pas de raisons !
Arnie étant envoûté par Christine et n’écoutant plus personne, ses amis Dennis
et Leigh tentent de le sortir de là en détruisant définitivement Christine.
Au bout d’une très longue nuit ils écrasent Christine au buldozer, juste après que Arnie ait été éjecté par le pare-brise et ainsi tué.
A noter que la présence des adultes est pour le moins limitée. Les ados sont livrés à eux-mêmes. Les parents peu présents et la police fait office de
figuration.
Technique:
Toutes les
cascades au volant de Christine ont été réglées et effectuées par Terry Leonard, un cascadeur spécialiste des voitures.
Il a fallu pas moins de 25 « Christine » utilisées et modifiées pour les différentes scènes du film.
Pour la scène dans laquelle Christine se répare toute seule devant les yeux d’Arnie, La voiture a été compressée et la pellicule du film tournée à l’envers pour donner cette impression de résurrection étonnante. Un truc de cinéma vieux comme le monde.
On peut souligner aussi que dans le roman Stephen King a toujours précisé que Arnie n’était pas au volant de Christine lors des meurtres.
John Carpenter, lui, laissera planer le doute tout le long de l’histoire grâce aux vitres teintées… Une fois Arnie éjecté, Christine montrera toute l’étendue de ses pouvoirs maléfiques de façon complètement autonome. Finement subtil ! Carpenter n’est pas le maître de l’épouvante pour rien…
Musique :
Je veux
m’arrêter sur la musique d’introduction:
« Bad to the Bone » de George Thorogood. La meilleure des bande son pour Christine (cliquez sur le nom de la
chanson).
Certains reconnaîtrons cette musique tout simplement parce qu’elle a été reprise de nombreuses fois pour des films sortis après Christine. Je citerai en autres : terminator 2 et Une nuit en enfer 1.
Je dirais moi que cette bande est celle qui colle le mieux à la peau de Christine.
C’est John Carpenter lui-même qui composera le thème musical de Christine (reconnaissable à ses 3 petites notes) avec l’aide de son compositeur fétiche et ami Alan Harth ; thème associé à de nombreux morceaux repris de Little Richard, Buddy Holly, Ritchie Valens et Johnny Ace.
Les acteurs principaux :
Keith Gordon qui tient le rôle d’Arnie Cunningham est devenu réalisateur entre autres de The Singing détective (2002) du Fantôme de
Sarah Williams (2000) et de plusieurs épisodes de séries connues en France dont un pour la série Docteur House.
John Stockwell qui joue le rôle de Dennis Guilder a joué également dans Top
Gun. En 1987 il devient réalisateur de films tels que Blue crush, Coup d’éclat et Bleu d’enfer.
Alexandra Paul, la charmante Leigh Cabot, petite amie de Arnie, est plus connue pour son rôle dans Baywatch (Alerte Malibu). Elle a joué dans plusieurs dizaines de films au cinéma et également dans des téléfilms et séries télévisées.
Conclusion:
L’histoire parle d’amour, d’amitié, de possession, de conflits inter générations et c’est surtout une histoire de passion.
J’espère que vous aurez envie de le revoir ou le revoir car il vaut le détour !
Bon les filles vont dire que c’est un film de garçon ! Mais non non non, idée reçue ! Une bonne histoire ne fait de mal à personne et si les garçons s’attarderont sur la belle bagnole, nous les filles ont peut s’octroyer le côté intellectuel du film…… et toc !
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