C’est l’histoire d’un mec… celle des « restos du cœur »
c
« Aujourd’hui on a plus le droit, ni d’avoir faim ni d’avoir froid … ». Ces quelques mots qui résonnent dans nos esprits comme un hymne, sont nés de l’idée d’un homme
d’exception, je parle évidemment de Coluche. Bien sûr nous connaissions tous l’humoriste dérangeant, mais ce jour du 26 septembre 1985, alors qu’il anime son émission de radio sur Europe1,
personne n’imaginait que l’homme allait se changer en homme de cœur en lançant cet appel : " J'ai une petite idée comme ça. Si des fois y'a des marques qui m'entendent, si y'a des gens qui
sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ..., nous on est prêts à aider une entreprise comme ça qui ferait un Resto qui aurait comme
ambition au départ, de distribuer 2000 ou 3000 couverts par jour ".
Ainsi sont nés « les restos du cœur », offrir à ceux qui en ont besoin, un endroit chaleureux où ils pourront trouver de quoi manger.
Pour soutenir son action Coluche compte sur le milieu du showbiz, et pour pouvoir récolter des fonds il s’adresse au plus grand vendeur de disques de l’époque à savoir Jean-Jacques Goldman. JJG raconte la chose ainsi :
-
Toi qui vends des millions de disques, j’ai besoin d’un truc qui cartonne, tu sais faire ?
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Pour quand ?
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La semaine prochaine.
Dans la nuit la chanson « des restos du cœur » était écrite. Et il frappe fort Jean-Jacques, autour de lui il réuni des pointures
comme Yves Montand, Catherine Deneuve, Michel Platini, Michel Drucker et Nathalie Baye. Ensemble ils interpréteront l’hymne contre l’indifférence que recherchait
Coluche.
La
première campagne des « restos du cœur » commence le 21 décembre 1985, et comme le souhaitait Coluche, les restos se multiplient au travers du pays. C’est aidé de 5000 bénévoles
qu’il y aura en définitive 8,5 millions de repas distribués durant cette première campagne qui se termine le 21 mars 1986, faisant apparaître au grand jour une misère bien trop longtemps resté
cachée.
Mais Coluche n’en reste pas là, il va plaider sa cause auprès des députés français pour que la loi accordant des déductions d’impôts pour
les dons aux associations caritatives soit changée, et qu’ainsi les petits dons bénéficient aussi de ces déductions. Il reprendra son bâton de pèlerin ensuite en direction de Strasbourg au
parlement européen pour que les frigos des surplus agricoles lui soient ouverts.
c
Malheureusement, Coluche ne participera jamais à la seconde campagne des restos, puisqu’il trouvera la mort en moto sur une route entre Grasse et Cannes le 19 juin 1986. Mais son idée généreuse, elle, ne meure pas. L’UE lui ouvre ses frigos, et son projet de loi appelé « loi Coluche » est voté à l’unanimité par l’assemblée nationale en 1988.
La femme de
Coluche prendra alors la direction des « restos », et Jean-Jacques Goldman pour récolter encore des fonds, lancera en 1989 « la tournée des enfoirés ». Un groupe se
formera autour de lui constitué de vedettes faisant des concerts et chantant des chansons qui ne sont pas les leurs. L’association distribuera cette année là 26 millions de
repas.
Alors que bientôt la 22eme campagne va commencer, « les restos du cœur » sont devenus des acteurs incontournables de l’action sociale en France avec ses 51 000 bénévoles qui serviront plus de 81 millions de repas. Mais pour sortir de l’urgence, pour pérenniser l’effort, c’est aussi désormais des actions pour l’hébergement d’urgence, l’insertion des plus démunis, ainsi que l’aide aux jeunes mamans célibataires qui sont menées.
Cette année encore, les restos seront là, soutenu par cette idée qu’« Aujourd’hui on a plus le droit, ni d’avoir faim ni d’avoir froid … ». Salut Enfoiré.
Le mardi 19 mai 1981,
Valéry Giscard d’Estaing s’adresse aux Français, pour la dernière fois en sa qualité de président de la République. Le président apparaît ému et surtout blessé par cette défaite à laquelle beaucoup ne croyait pas. Le ton est donc solennel. Le président exprime d’abord aux Françaises et aux Français l’honneur qu’il a eu de diriger le pays "dans un monde difficile, dangereux, aux prises avec une crise économique, sociale et aussi morale, sans précédent depuis cinquante ans". Valéry Giscard d’Estaing considère qu’il a, pendant sept ans, préservé notre pays de tout péril extérieur, ses institutions, bref veiller à son bien-être et il dresse un bilan du septennat. La fin de l’allocution est beaucoup moins rationnelle. Certes, le chef de l’Etat affirme qu’il continuera de veiller à "l’intérêt de la France" et il se fait ensuite prophétique : "Et, dans ces temps difficiles où le mal rôde et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France, pour son bonheur, pour son bien et pour sa grandeur". C’est alors que le président de la République prononce lentement ces deux mots, que la conscience collective considère comme le moment fort du septennat giscardien, ce qui est très réducteur : "Au revoir" ! Ce n’est pas un adieu, c’est un au revoir. Le président, grave, se lève et quitte le plateau tandis que retentit "La Marseillaise". La caméra continue de filmer ce fauteuil désespérément vide, pendant encore quelques secondes qui paraissent des minutes, tant l’intensité et le caractère dramatique de la scène sont forts.
Le 21 mai 1981, à 9h35, François Mitterrand entre à l’Elysée, accueilli sur le perron par le président Valéry Giscard d’Estaing dont les fonctions cessent le vendredi 22 mai à 00h00. Les deux hommes entrent rapidement dans le palais et durant un entretien qui va durer cinquante minutes, VGE communique, entre autre, à son successeur, le numéro enclenchant la force de frappe nucléaire. A 10h20, François Mitterrand raccompagne le président sortant. Giscard serre la main de son successeur et quitte la cour d’honneur… à pied. VGE quitte l’Elysée à pied comme il y était entré ! Mais l’instant symbolique devient vite dramatique lorsque le président est hué et insulté par une foule composée essentiellement de militants socialistes qu’ont bien du mal à contenir les forces de l’ordre. Certains crient même "A mort, Giscard" ! Bien vite, le président regagne une voiture banalisée, garée dans une rue adjacente et conduite par Henri Giscard d’Estaing, le fils du président. Le président passe par son domicile, rue de Bénouville où il est acclamé par un millier de ses supporters avant de reprendre la route vers la résidence familiale d’Authon. 

1981 : 


candides.
Autrefois, des mires apparaissaient sur les écrans télé dès la fin des émissions nocturnes ou lors de grèves de personnel.




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