En 1989, un jeune américain a suscité un vent
d'enthousiasme à Roland Garros, suscitant la sympathie, l'admiration, et une cote de popularité inimaginable auprès du public français : Michael Chang ! Venez vous rappeler comment il a su mettre
à terre les géants de l'époque (Lendl, Edberg ...) pour créer un des plus beaux exploits du célèbre tournoi français ! [Lire
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Suite à la défection – pour raisons économiques – de la Colombie, c’est le Mexique qui hérite de l’organisation du Mondial
(comme en 1970).
Le logo officiel du « Mundial » 1986 et « Pique », la mascotte du « Mundial » 1986
Quatre ans après sa terrible désillusion de Séville en ½ finale (défaite aux
tirs aux buts contre l’Allemagne), l’équipe de France,
championne d’Europe en titre, figure
parmi les prétendants à la victoire finale.
Avec son fameux « carré magique » au milieu de terrain (Platini, Giresse, Tigana, Fernandez), la France espère décrocher, enfin, la Coupe du Monde. Tout le pays y croit et on sort l’artillerie
lourde à l’occasion de la chanson officielle : ils seront… dix (par ordre d’apparition : Enrico Macias, Sacha Distel, Carlos, Patrick Sébastien, Sim,
Marcel Amont, Philippe Lavil, Michel Boujenah, Herbert Léonard et Didier Barbelivien) pour interpréter : « Viva les
Bleus ! »
Durant la compétition, les hommes d’Henri Michel montent progressivement en puissance
jusqu’à leur « chef d’œuvre » de Guadalajara, le 21 juin 1986. Le quart de finale face au grand favori brésilien se révèle être un sommet en terme de jeu et de suspense.
Menés 1-0 après le but de Careca à la 18e minute de jeu, les Français égalisent peu avant la pause grâce à Michel Platini. Le score ne bougera plus. Et cette fois-ci, les Tricolores
seront beaucoup plus heureux qu’en 1982 lors de la séance des tirs aux but…
Epuisée après ce match d’anthologie, l’équipe de France cèdera de nouveau
face à l‘Allemagne en ½ finale et finiront à la 3e place (devant la Belgique). Ce sera finalement l’Argentine qui remportera le trophée (le second après 1978) en s’imposant 3-2 contre
les Allemands. A la base du succès « albiceleste », Diego Armando Maradona, peut-être le meilleur joueur de tous les temps (avec
Pelé).
Extraordinaire sur le terrain, beaucoup plus controversé en dehors, el « Pibe de Oro » (le
gamin en or) montrera les deux facettes de sa personnalité lors du quart de finale contre l’Angleterre : un but de la main (la « main de
Dieu » dira-il) puis un autre exceptionnel…
Si le rugby a connu son premier champion de France avant le football, 1892 pour le sport ovale et deux après pour son cousin germain, il faut attendre 1987 pour vivre la première Coupe du Monde.
Les manchots viennent de faire rêver au Mexique après un match de folie contre le Brésil en quart de finale, leurs homologues aux carrures de déménageurs vont être à la
fête.
La première Coupe du Monde se déroule sur invitations. Seize nations sont invitées en Australie et en Nouvelle-Zélande pour une compétitions qui s’annoncera champêtre avec des moutons, des volatiles, des lapins se permettant de traverser les terrains d’entraînement ou de match. L’Afrique du Sud, boycottée pour cause d’Apartheid ne reçoit pas de carton d’invitation dans un premier temps, avant de se voir intégrée. Le pays à la constitution raciste déclinera l’offre au profit du Zimbabwe qui échoie dans le groupe de la France, de l’Ecosse et de la Roumanie pour le premier tour.
Les Bleus, emmenés par Daniel Dubroca , connaissent un premier match poussif face au XV du Chardon avec un match nul 20-20, avant d’écraser la Roumanie 55-12
puis l’équipe africaine 70-12. Un goal-average avantageux sur l’Ecosse leur permet de terminer en tête avec le même nombre de points et d’affronter les îles Fidji plutôt que les All Blacks de
Nouvelle-Zélande, le Brésil du rugby, face auxquels la province britannique ne pourra que constater les dégâts : 30-3. Dans les autres groupes, pas de surprise, les favoris sont au
rendez-vous. L’Australie et l’Angleterre terminent en tête de la poule 1, Galles et Irlande de la poule 2, Nouvelle-Zélande et Fidji de la 3.
En quarts de finale, le Pays de Galles –qui a battu l’Angleterre 16-3- et la France vainqueur de Fidji 31-16 sont les
seuls représentants européens face aux deux pays organisateurs : l’Australie qui a défait l’Irlande 35-15 et les habitants de l’île du long nuage, archis favoris de l’épreuve et qui vont
passer une soufflante aux Dragons rouges 49-6 pendant que les tricolores sortent les Wallabies 30-24 le 13 juin à Sydney au Concord Oval et s’ouvrent les portes d’une finale qu’on annonce comme
explosive.
On ne peut rêver mieux dans l’Eden Park d’Auckland ! Face à ces drôles de guerriers tout de noirs vêtus qui exécutent une danse bizarre avant
d’entrer en scène, la Haka, les Coqs Bleus relèvent le défi et Eric Champ, dit « le Grand » n’hésite pas à affronter du regard l’Everst du rugby, ceux que la faute d’une télétypiste
anglaise nous fait appeler All Blacks quant le journaliste voulait juste écrire « They are all back ». France-Nouvelle Zélande, un match toujours spécial, les néo-zélandais ayant été la
première équipe nationale à affronter la France, le 1er janvier 1906.
Les Bleus viennent de remporter le Grand Chelem –c'est-à-dire le Tournoi des V Nations avec aucune défaite à la clé- et entrent sur la pelouse avec ce titre
officieux de champion d’Europe. Face aux géniaux Franck Mesnel, Philippe Sella et Serge Blanco on trouve les extraordinaires Grant Fox, John Kirwan ou John Gallagher. Michael Jones, absent en
demi-finale car sa religion lui interdit de jouer le dimanche retrouve son poste en troisième ligne, tient à faire bonne figure dans une formation battue 16-3 à Nantes le 15 novembre
1986.
La première mi-temps est une affaire de buteur et voit les Bleus menés de six petits points à la pause, seulement 9 à 3. Oui mais voilà, les Blacks ont fait bonne impression et paraissent
les plus forts sur cette rencontre qui ne va pas leur échapper. Dès le retour de la pause-citron –qui à l’époque se fait sur la pelouse- les locaux accentuent leur suprématie et Fox passe ses 126
points sans coup férir : 12-3, 15-3, 19-3, 23-3, 26-3, 29-3 avant qua Berbizier n’inscrive un essai et sauve l’honneur : 29-9 score final et un spectacle à la mesure de
l’attente.
Vingt ans après, c’est au tour de l’Hexagone d’accueillir le monde ovale. Dans quelques mois, la France tentera de rejoindre l’Angleterre au rang des Nations championnes du Monde et championne de rugby. Et comme mise en jambe, les Bleus partent en juin se frotter aux néo-zélandais. Sans une grande partie des internationaux susceptibles de jouer la Coupe du Monde. Mais avec la ferme intention de découvrir ce qui, aujourd’hui encore, fait le charme de ces terribles All Blacks. Au fait, saviez-vous que la marque de Sportswear « Eden Park » créée par Franck Mesnel et eric Blanc était un hommage à ce stade, à ce match, à cette aventure humaine?
Ok, ok, Bernard Hinault est LA légende du cyclisme
français, et le dernier tricolore en date à avoir remporté la grande boucle ... mais n'oublions pas que dans les années 80, un autre cycliste français a remporté le Tour de France à 2 reprises,
presque dans l'ombre du grand Bernard ... Revisitons la carrière du plus célèbre sportif blondinet binoclard des 80's, Laurent Fignon ! En selle ! [Lire
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Pour les puristes (et les nostalgiques), la véritable équipe de France
mythique, ce n'est pas celle de Zizou et compagnie en 1998 ... c'est celle de Platoche, Giresse et Tigana, celle qui de 1982 à 1986 a fait rêver et pleurer des miliers de gamins fous de foot.
Aujourd'hui, nous allons nous remémorer le plus bel épisode de cette épopée, l'Euro 84 en France, avec à la clé le premier trophée international du football français !! ! [Lire
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C'est une histoire de maillot. Celui d'une équipe de foot mythique dont les images Panini dans la cour de l'école étaient les plus recherchées.
Telles des icônes de l'église orthodoxe, les cheveux longs d'Oswaldo Piazza, les moustaches de Bernard Genghini, les gants de Jean Castaneda, la touffe rastafari de Robert Herbin, portaient tous la couleur à la mode : le vert.
Mais pas n'importe lequel. Le vert des Verts. L'Association Sportive Saint-Etienne de son premier titre de champion en 1968 à son dixième -celui grâce auquel
le blason est surmonté d'une étoile tricolore- a littéralement survolé le football français. Une légende est faite de symboles : Panthère noire au coeur, visite dans la mine la veille du match de reprise et cette devise inscrite dans le tunnel menant au stade : « Ici c'est le chaudron ! ».
Saint-Etienne c'est ce maillot d'abord neutre de toute publicité -avec juste un col bleu, blanc, rouge- puis frappé de « Manufrance », « KB Jardin », « Super Télé ». L'explosion de ces générations géniales de joueurs coïncide avec l'apparition de la TV couleur en France mais leur prix est tellement prohibitif à l'époque que c'est dans Onze ou Mondial qu'on trouve de quoi rêver en Vert, la nuit, les posters à plat sur le mur.
Aujourd'hui on nous chante Johnny Rep, on a déifié Aimé Jacquet, on a oublié que
Willy Sagnol y a joué, on a Paganelli qui fait le trublion sur Canal Plus, on a toujours 200 Fan-Club répartis dans le monde entier. Le vert s'est fait tendre, a pâli mais dans les tribunes la passion est toujours là. Il a suffit de peu, de poteaux carrés en fait, pour que la cité ouvrière du Forez dont le stade d'entraînement faisait partie des usines soit le premier club français à soulever une Coupe d'Europe. C'était le 12 mai 1976 contre le Bayern Munich, mais ce seront les premiers footballeurs à défiler sur les Champs-Elysées avant de connaître les gouffres de la « caisse noire ».
Premiers pros, ils en payent les premiers travers.
Mais on en raconte toujours des histoires sur cet amour du maillot vert : un supporter venu de Lens en scooter dans les années 70, un autre heureux vainqueur d'une loterie dont il offrit le gain au club. Et celle de ce gamin de la banlieue parisienne, gardien de but surnommé « Yachine » dans son club et qui évitait de plonger à l'entraînement pour ne pas salir son beau maillot Vert, brillant, floqué du 10 de Platini. Au fait, « Qui c'est les plus forts ?»
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