Eté 1987. Sur les plages, les jeunes filles en fleur tissent des bracelets en macramé, attachés à leurs serviettes par une épingle à nourrice (certainement volée à leur grande soeur punk). Au loin, le bar de la plage crachotte le dernier tube de Madonna, La Isla Bonita. Les maillots de bain à pois le disputent aux bikinis à rayures, et les créoles en plastique poussent sur toutes les oreilles.
Au fond des sacs de plage des adolescentes, coincé entre la crème solaire Piz Buin et le Walkman Sony, un exemplaire de Jeune et Jolie, tout nouveau magazine féminin. Sur la couverture, une saine jeune femme aux dents immaculées pose en salopette à pois/ bikini marin, l'un de ces mélanges paranormaux caractéristique des années 80.
Les dossiers de fond ? "La guerre des poils" (toujours d'actualité), "comment porter vos maillots à la ville" et le sujet psycho "Pour ou contre les seins nus" (pourquoi "psycho", je vous le demande...). Côté mode, on conseille aux jeunes
péronnelles d'arborer un bon vieux canotier pour briller en soirée. Bref, on l'aura compris : Jeune et jolie est le magazine des jeunes filles lisses et sages.
Depuis, la saine jeune femme en couverture s'est un peu dévergondée (elle ne se pose plus de problèmes psy à propos de sa poitrine, visiblement), le logo a subi un sérieux lifting (devenu J&J, ça fait tout de suite plus branché) et les sujets abordés lorgnent plus volontiers vers l'impertinence d'un autre magazine-culte pour les ados des années 80, 20 ans. En résumé, on y cause beaucoup amour, sexe, (eh oui, l'âge du premier baiser et celui du premier rapport sexuel ont sérieusement baissé depuis 1987), et toujours mode.
A vous de jouer au jeu des sept erreurs entre ces deux couvs diamétralement opposées...
Quel enfant des années 80 n’a pas tenu,au moins une fois dans sa vie, un exemplaire de Pif-Gadget dans ses mains ?
1er Pif Gadget (successeur de Vaillant)paraît le 24 février 1969 avec, comme tout premier gadget, une paire de lunettes de soleil souple. Pas moins de 1253 numéros feront de Pif un magazine incontournable pour bons nombres de jeunes . Chacun a en tête un gadget qui l’a marqué tout particulièrement. En voici quelques uns….
-Pif et Hercule : Bien évidemment, les premiers de la liste !! Les 2 compères et ennemis à la fois, dans des histoires farfelues et pleines d’humour… Souvenez-vous de l’infâme Krapulax, du professeur Belpomme, de Tonton, Tata et Doudou….Né le 21 décembre 1952 sous la plume de Arnal dans le journal Vaillant, Pif deviendra si populaire que le journal changera de nom en 1969.
Arnal, est en fait … le fils de Pif !! Etonnant pour l’époque !! Souvenez vous de ses « Glop » et « pas Glop », ses quasi seules paroles !
-Docteur Justice : Créé en 1969 par Marcello et Ollivier.Doc Justice est un médecin volant, abonné aux lignes aériennes internationales, attaché
à l'O.M.S., judoka 6ème dan… A savoir : Alain Delon à servi d’inspiration au dessinateur. Le succès est tel qu’il engendra un film en 1975…
-Rahan, fils des âges farouches :Crée par André Cheret et Roger Lécureux. Fils adoptif de Crao. Orphelin tout bébé, il grandit heureux dans le clan du mont bleu. Orphelin une deuxième fois à la suite de l'irruption du Mont Bleu, il connaît une crise d’adolescence.
Notez qu’on parle depuis un certain temps d’une adaptation cinématographique.
Qui n’a pas tenu entre ses mains ces drôles de petits livres rouges étant enfant? J’aime lire a fait son apparition dans les kiosques en 1977, sous la bannière Bayard Presse (l’éditeur, entre autres, d’Okapi, Astrapi et Phosphore, qui ont marqué bien des (pré-)adolescents).
plus petits. Chaque numéro de J’aime Lire, placé sous le haut patronnage de Bonnemine, la mascotte du magazine (un personnage en forme de crayon), propose une histoire complète et abondamment illustrée, un cahier jeux et une bande-dessinée.
Les jeux de Bonnemine mettent en scène la fameuse mascotte du magazine, ainsi que Mimi, une petite fille, Zozo, son animal de compagnie (qui ressemble vaguement à un chat) et Crapoulet (et là, je sèche : impossible de déterminer précisément à quelle espèce animale ce truc est censé appartenir). Ci-contre, une énigme brillament résolue par ma grande soeur en 1984. A vous de promener votre ordi devant un miroir pour en connaître la clé !
Yvonne (les propriétaires d’A la bonne fourchette) occupent les dernières pages du magazine. De mémoire, il me semble qu’ils ne sont apparus qu’au tout début des années 80 (j’ai hérité des J’aime lire de mes aînés, mais ils n’avaient pas les tout premiers); impossible de me souvenir de ce qui a précédé (aidez-moi). Si le dessin des aventures de la famille Dubouchon me met toujours aussi mal à l’aise – que l’illustratrice Bernadette Desprès, me pardonne – je ne peux pas réprimer une petite larme quand je relis les aventures de ces sales gamins, qui m’ont donné bien des idées de bêtises…
Peut-être que ce petit billet ne touchera pas grand monde au sein de notre sympathique communauté de nostalgiques. Peut-être qu’il ne touchera pas grand monde tout court, d’ailleurs. Et pourtant, ce qu’il me tient à cœur ! On a toujours en tête le nom d’un ou plusieurs artistes (écrivains, chanteurs, metteurs en scène) qui ont contribué à faire de nous ce que nous sommes, qui ont changé nos vies d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce qu’en nous aidant à nous trouver, nous et nos goûts.
C’était aussi les hymnes aux nanars orchestrés tous les mois par l’impayable Robert Paimboeuf, avant que le mot ne se galvaude dans la bouche de snobinards de la radio (heureusement, Nanarland.com veille au grain). 







Arthur et Zoé, est une bande dessinée parue dans différents journaux quotidiens lors des années 1950-70.




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