Années 80 : Venez prendre un petit coup de vieux dans notre bienfaisante Communauté ! extraits télé, pages de pub, jouets, sucreries, produits disparus, clips videos, portraits 80's des membres et bien d'autres tonnes de surprises ! ! ! :)
11 Octobre 2006
Bien sûr, il y a les fast-food locaux, ceux qui préparent vos hamburgers avec des buns Leader Price et des steaks Charal…
Mais pour ce qui est des fast-food avec pignon sur rue, de ces valeurs sûres garanties 100% exploitation du personnel dans lesquelles on retourne encore et encore malgré l’écoeurement qui nous y étreint à chaque repas, il n’y a plus guère le choix qu’entre McDonald’s et Quick (KFC ne s’est jamais vraiment développé par chez nous, et c’est tant mieux).
Les deux marques se sont à ce point inscrites dans le paysage qu’on en oublierait presque les challengers qui ont fait trembler le monde de la restauration rapide française dans les années 80.
Le premier McDonald’s, d’après plusieurs sources wikipediesques, aurait ouvert ses portes en 1979 à Strasbourg, même s’il est aussi fait mention d’une ouverture à Créteil en 1972.
Toujours est-il que c’est en 1980 que Quick, une franchise belge déjà bien implantée dans son pays, estime que l’heure est venue de mettre à mal notre exception culinaire.
Pourtant, dans les années 80, McDo et Quick furent talonnés, parfois surpassés, par Burger King… et deux chaînes typiques de cette folle décennie, à savoir O’Kitch et Freetime.
Des deux, c’est sans doute la seconde qui a le plus marqué les esprits avec ses « long burgers » munis d’une petite bague en papier pour manger proprement. Quant à O’Kitch, dont le nom insensé prend tout son sel aujourd’hui, surtout quand on voit la publicité ci-contre, on ne saurait exactement dire ce qui faisait sa particularité ; peut-être de miser sur une ambiance « branchée » là où McDonald’s insistait déjà sur le côté familial.
Si quelqu’un est en mesure de témoigner à propos des burgers de O’Kitch, il est le bienvenu !
De mémoire, il fut un temps où les cinq forces en présence formaient un relatif équilibre, du moins dans la capitale. Les pubs radios criaient « Burger Kiiiiing, c’est New Yooooork à Pariiiiis… Whopper, whopper, whopper ! », Christophe Salengro repeignait ses chaussures au ketchup dans une publicité Freetime restée dans tous les esprits, Quick montrait un pseudo-président des Etats-Unis s’inquiéter de l’avénement du Giant… Burger King, pourtant de très loin le meilleur du lot, a plié bagage définitivement en 1998, après une longue agonie ; entre temps, Quick avait racheté les challengers O’Kitch et Freetime.
Versons une petite larme en repensant aux glorieuses eighties où, à défaut de mieux manger, on avait davantage le choix du poison.