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12 Février 2007
Bien que leur carrière ait débuté au début des années 70 dans la moiteur des pubs anglais, les Stranglers, emmenés par leur chanteur Hugh Cornwell, ont vu leur carrière exploser dans les années 80.
Avant notre décennie bien aimée, quatre albums (acclamés par la critique) avaient suffi pour les auréoler d’une réputation sulfureuse. Il faut dire que les paroles de leurs chansons, d’une ironie grinçante, n'étaient pas du goût de tout le monde. “Peaches”, en particulier, ne se montrait pas particulièrement tendre avec la gent féminine (ironie délibérée : les Stranglers entendaient en réalité dénoncer la façon dont les jeunes hommes de leur génération parlaient du sexe faible) ; ce fut pourtant, avec “No more Heroes”, leur plus gros tube dans les années 70.
Dès 1979, les Stranglers opèrent un premier virage, en s’éloignant de la scène punk/rock à laquelle ils sont souvent associés pour un rock plus ambitieux mélodiquement, et surtout plus engagé. Ils héritent d’une chanson de cet album leur surnom de Men In Black, bien avant les chasseurs d’extraterrestres gluants.
En 1981, c’est la consécration. Le concept-album “La Folie” (en français dans le texte), sur l’amour au sens large, regorge de tubes. Strange Little Girl (dont je vous conseille au passage la reprise par Tori Amos) et surtout Golden Brown (qui a connu récemment une seconde jeunesse en apparaissant sur la B.O. du film "Snatch", de Guy “Madonna” Ritchie), atteignent les sommets des charts.
Après quelques albums au succès plus relatif, notamment Aural Sculpture, dont la cassette, héritée d’un de mes grands frères, traîne dans le vide-poche de ma voiture, ce qui, au passage, m’a donné envie d’écrire ce post), les Stranglers reviennent sur le devant de la scène en 1986 avec Dreamtime, album écolo au son se rapprochant plus volontiers de Simple Minds que des Sex Pistols. Le tournant de la New Wave est définitivement pris par le groupe, et “Always The Sun”, énorme tube, déferle sur le monde entier ; même les Etats-Unis succombent au charme des Stranglers.
Le groupe se disloque en suite peu à peu avant de se reformer en 1990 pour une poignée d’albums, dont le dernier, Suite XVI, est sorti l’an passé dans une relative indifférence (ils sont d'ailleurs actuellement en tournée chez nous ! ). Qu’importe : en dix ans, les Stranglers auront eu le temps d’aligner 28 hits dans les charts anglais, plus encore que Depeche Mode !
Pour moi, il s’agit d’un de ces souvenirs des longs moments que je passais à squatter la chambre de mes grands-frères… l’album “La Folie” était en effet l’un de ceux qui tournait en boucle sur leur platine…