Années 80 : Venez prendre un petit coup de vieux dans notre bienfaisante Communauté ! extraits télé, pages de pub, jouets, sucreries, produits disparus, clips videos, portraits 80's des membres et bien d'autres tonnes de surprises ! ! ! :)
20 Décembre 2006
"Cette année-là, un affable Père Noël avait établi sa permanence devant la pâtisserie de la petite bourgade du "sud du nord" où j'ai grandi. L'événement, de taille, avait attiré un correspondant local de la Voix du Nord et le photographe le plus couru de la ville, qui m'immortalisa, plus tard, en sage communiante - affichée en vitrine du magasin de photo. Mes parents ont donc dû acheter le cliché ci- contre à prix d'or ! Dans le panier du pâtissier grimé en dodu barbu, quelques papillotes se battaient en duel, mais l'on y trouvait aussi quelques bonbons Barnier (ces tout petits bonbons acidulés vendus
dans les pâtisseries un peu chics). C'est d'ailleurs ce que je pense tenir dans ma main !
Les Noëls de mon enfance ont l'odeur des mandarines éparpillées au pied du sapin, et mangées dans mon petit lit blanc en rotin ; leur souvenir m'éblouit comme le papier de ces fameuses papillotes au chocolat, découvertes lors d'un séjour au sport d'hiver (voir la deuxième photo, avec le pull rayé vert et gris et le sapin de Noël chétif - je me souviens encore du papier brillant bleu qui les emballait et du pétard qui y était dissimulé (on en trouve encore aujourd'hui, sous la marque Ménestrel)...
Chaque année, un peu avant minuit (enfin, pas toutes les années, je soupçonne mes parents d'avoir, une ou deux fois, avancé les aiguilles de l'horloge), ma soeur m'emmenait dans sa chambre, le temps que "Papa Noël" passe par la cheminée. Car jamais mon père, qui pourtant en possédait l'embonpoint, n'a voulu se déguiser en Père Noël. Je me souviens en particulier d'un Noël où ma soeur avait meublé cette interminable attente en me faisant écouter "La Bohême" d'Aznavour.
Puis la cloche retentissait, mes frères mettaient un vinyl de chants de Noël, et mon père sortait son instrument de torture favori, une espèce de flash énorme qui illuminait notre salon d'une clarté surnaturelle - des pages entières de nos albums de famille, où
nous avons des têtes de zombie et les yeux fermés, témoignent de ce sale penchant paternel pour la surexposition.
Voici les cadeaux qui ont le plus marqué mon enfance ancrée dans les années 80 : une tente "Panthère rose", qui m'a permis de camper des années... dans ma chambre, un circuit automobile, cadeau "soufflé" par mes grands frères ; l'astucieuse maison de Pomme et Lucie, avec le lit qui se transforme en piano et les robes qui se "clipsaient" sur les personnages ; une poupée munie de patins à roulettes - tentative de ma mère d'éveiller un quelconque instinct maternel chez moi, qui passait mon temps à jouer aux petites voitures ; la caravane de Barbie, qui me convertit un peu tardivement aux jeux de fille, accompagnée de Ken Superstar (et son costume argenté trèèèèès kitsch) ; la famille Doucoeur (c'est la famille du bonheur) ; et bien sûr, les incontournables Qui est-ce? (Qui est-ce qui est-ce un jeu M- B), Docteur Maboul (un jeu électrique fantastique), Attrape-souris ou Puissance 4."